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| Qui suis-je ? |
| Français de souche, converti à l'islam shî'ite, universitaire retraité mais toujours actif dans la lutte contre l'injustice, le mensonge, la dissimulation et le sophisme.
Mes blogs ne sont qu'une manifestation de ma résistance à la pensée inique.
Je ne souhaite pas de commentaires, l'expérience m'ayant appris qu'ils sont le dépotoir des pulsions les plus abjectes et fascisantes de nos ennemis. On discute avec un adversaire, un ennemi on le neutralise. |
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Le sionisme "chrétien", essai d'interprétation théologique Surprenant ! Des millions d’Américains attendent aujourd’hui d’être « enlevés » (rapture) par Jésus-Christ lorsque celui-ci reviendra sur terre pour établir son Royaume terrestre. Cette croyance est propagée par de nombreux livres à succès, des romans mais aussi des ouvrages « hétéroclites » c’est-à-dire qui mêlent la fiction et l’exégèse. Citons Hal Lindsey et son best seller «The Late Planet Earth». Avant d’être enlevés et d’échapper ainsi aux calamités qui vont s’abattre sur la terre (guerre atomique, règne de l’Antichrist), ces chrétiens encouragent vivement le retour des juifs en Palestine, car c’est seulement par la restauration pleine et entière du Royaume d’Israël que les juifs pourront se convertir et reconnaître enfin Jésus comme messie. Voilà résumée en quelques lignes la position des chrétiens évangéliques fondamentalistes qui n’est évidemment pas celle de tous les protestants, mais d’une sorte d’église parallèle dont les dérives attirent des milliers de sectateurs dans des congrès spectaculaires de soutien à l’Etat d’Israël. Ceci devrait nous faire réfléchir, et d’abord nous permettre de relativiser la fameuse influence du lobby juif. Certes, il n’est pas question de sous-estimer son rôle, ou de feindre d’ignorer le nombre important de juifs aux commandes de l’état. Mais nous ferions fausse route en croyant que les chrétiens sont manipulés par d’habiles marionnettistes, puisque en l’occurrence chacun des deux antagonistes croit se servir de l’autre pour arriver à ses fins. Les évangéliques ne sont nullement contraints de soutenir Israël, et la mise sous condition par la propagande n’explique pas tout. A l’origine de leur choix et de leur action, il y a une théologie qu’il faut examiner pour comprendre de quoi il retourne. Et si la réalité du sionisme chrétien qui résulte de cette théologie est familière des Américains (et pour cause), elle est très mal connue en France, ou édulcorée. Le mot « eschatologie » (étude des fins dernières) est très récent en théologie, puisqu’il ne fait son apparition qu’au début du 19ème siècle. Ce qui ne signifie pas que la fin des temps laisse jusque là l’Eglise indifférente, mais que la notion complémentaire de Royaume n’est d’abord pas séparable d’un ensemble de peuples (la chrétienté) et de son développement passé, présent et futur. Pour l’orthodoxie catholique pendant des siècles, ce sont les hommes qui constituent un royaume, alors que la royauté et le règne ne peuvent appartenir qu’à Dieu. Aux approches de l’an 1000, il y eut une grande peur de la fin de la monde, parce que, conformément aux enseignements de l’Eglise, les hommes pensaient que le Royaume de 1000 ans, annoncé dans les Ecritures, et déjà advenu avec Jésus, allait donc finir. Comme la vie continuait, il fallut admettre que les 1000 ans indiquaient une période indéterminée. Sans présumer de sa durée effective, nous pouvons dire avec raison que le Royaume de Dieu, dans son état présent (terrestre), c’est l’Eglise, c’est-à-dire des hommes qui suivent Jésus-Christ. Ils peuvent le suivre sans le savoir (si ils ne le connaissent pas), en devenant ses disciples de son vivant, ou encore membres de son corps mystique par l’eucharistie. Ce Royaume , c’est - ici-bas - l’Eglise militante qui tolère les pécheurs. Il y a croissance et prolongation de ce Royaume dans la vie éternelle. Le Royaume, c’est aussi - dans le ciel - l’Eglise triomphante qui exclue les pécheurs. Il y a donc deux étapes principales et un accomplissement à la fin du monde. Ainsi, le Royaume est déjà sur la terre, tandis que l’Eglise est déjà dans le ciel. Venons-en aux quatre points principaux (qui pourront faire l’objet de développements ultérieurs) * Les évangéliques fondamentalistes (baptistes, pentecôtistes) , se revendiquant de l’autorité suprême de l’Ecriture (sola scriptura) sur la Tradition, lisent autrement la promesse du Royaume. Selon eux, le temps de l’Eglise correspond à une dispensation (du latin dispensatio, traduction du mot grec signifiant économie), c’est-à-dire une période autonome qui doit prendre fin pour laisser la place aux temps messianiques. Le Royaume de Dieu est à venir, et le millenium (la période de 1000 ans sous l’autorité du pouvoir temporel du Christ) verra sa réalisation sur la terre après la grande tribulation, courte période de calamités (guerre nucléaire, Antichrist). La grande tribulation n’annonce donc pas la fin du monde, mais au contraire une ère nouvelle de paix, que d’aucuns appellent l’Ere du Verseau. Retenons bien que le Royaume est au devant de nous, et que l’Eglise ne lui est plus co-extensive. * Ce temps de paix verra disparaître les nations, les frontières linguistiques et les traditions enracinées. Les religions elles-mêmes sont amenées à se dissoudre, surtout le christianisme dans sa forme actuelle ; les dogmes seront dépassés, la liturgie n’aura plus de raison d’être de même que les sacrements. Le chrétien ravi par Jésus, verra Dieu face à face ; les ultimes mystères lui étant dévoilés, quel besoin aurait-il de continuer une pratique religieuse dont le caractère désuet éclatera aux yeux de tous ? Il faut donc nous efforcer d’imaginer un Royaume de Dieu où le corps mystique du christ relègue la croix aux accessoires et inaugure sur terre le temps de l’Esprit après celui du Père (le mosaïsme) et du Fils (le christianisme). Cet âge d’or n’enlèvera cependant pas aux hommes leur libre choix en ce qui concerne les doctrines religieuses, puisque ces doctrines seront vides de sens. * Le régime politique du millenium pacifie tous les peuples par la force ; c’est une théocratie qui ne fait donc aucune distinction entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Le Règne de Jésus-Christ, qui désigne l’exercice de son pouvoir royal, surtout dans son aspect temporel, correspond à une véritable domination planétaire, exercée avec une « main de fer ». Les hommes seront jugés, bien qu’il ne s’agisse pas encore du jugement dernier, et les tribunaux marcheront à plein rendement. Le roi est le roi des rois, et puisqu’il est Dieu, ne se reconnaît aucune autorité supérieure. Il est donc bien « roi du monde ». * A l’heure du Seigneur, les vivants sont « ravis » par Jésus qui les soustrait au monde et les transforme en leur octroyant un corps de lumière. Les élus, non seulement ne vont pas subir les épreuves de la tribulation, mais seront « changés » sans avoir à connaître la mort et la résurrection. A l’heure du Seigneur, il y aura des vivants qui ne mourront jamais. Cette transformation sera précédée par la résurrection des saints, et c’est ainsi que les élus - vivants et morts ressuscités - tous revêtus de leurs corps spirituels, formeront une seule et même chair. La question se pose alors de savoir comment le règne social, terrestre de Jésus-Christ pourra s’exercer. Si Jésus revient visiblement parmi les hommes, peut-il rester 1000 ans au milieu de ses sujets ou doit-il déléguer son pouvoir ? Cette description rapide du Royaume va maintenant nous permettre de cerner le rôle des juifs dans ce scénario de film catastrophe. Nous savons qu’un certain nombre doit se convertir. A quel moment cette conversion advient-elle et surtout quelles en sont les conséquences sur l’administration et la nature du Royaume ? Le mot administration est celui qui convient. La dispensation est en effet une économie, une administration, une intendance de la propriété d’autrui. Le monde est une « maison » dirigée par Dieu, sorte de chef d’entreprise. Si Dieu, qui a fort à faire, délègue son pouvoir, il devra trouver le meilleur économe pour administrer la race humaine ou une partie de celle-ci à moment donné. Le but ultime n’étant plus le salut des âmes, mais sa propre gloire. Dieu veut sa propre gloire, et pour cela la société qu’il dirige doit en quelque sorte lui être profitable. Quitte à changer de gérant si cela devient nécessaire. Le ravissement des justes marque la fin du temps de l’Eglise, et les juifs ne peuvent en faire partie, car ils ont d’abord refusé le Christ. Pendant la grande tribulation, ils connaîtront les épreuves les plus dures de leur histoire. Beaucoup seront exterminés (Dieu étant un grand génocideur) mais certains feront repentance, et reconnaîtront Jésus comme leur messie. Ces convertis sincères qui auront subi le martyre, resteront juifs, seront ressuscités et pourront participer au Règne du Christ. Toutefois, ce qui importe maintenant au Seigneur qui a auparavant vaincu l’Antéchrist, c’est de trouver une forme visible à son Royaume terrestre pour le millenium qui commence. C’est alors que le Seigneur se souvient de la promesse faite au peuple juif. Promesse de retour et de puissance retrouvée. Avec le système des dispensations, l’Eglise n’a jamais été qu’une parenthèse. Israël et l’Eglise sont restés distincts. La Nouvelle Alliance n’a pas annulée la Première, de sorte qu’une fois le temps de l’Eglise révolu, Jésus-Christ peut littéralement restaurer Israël. Le Royaume de Dieu n’est donc pas l’Eglise mais le Royaume de David. La grande tribulation n’a pas vu la disparition du genre humain. Il reste des juifs et des païens. Il reste aussi une capitale (Jérusalem), un temple reconstruit (car il a fallu le reconstruire pour que l’Antéchrist puisse le profaner), des lévites (des prêtres pour sacrifier de jeunes taureaux), et des nations à asservir puisque, dans les temps messianiques, le roi gouvernera avec une « main de fer ». Certains millénaristes, appelés théonomistes, sont même en faveur d’une civilisation chrétienne régie par l’application intégrale de la loi d’Israël. Voici donc le millénium « chrétien » des fondamentalistes millénaristes, qu’ils soient postmillénaristes ou prémillénaristes, et s’ils sont prémillénaristes, qu’ils soient pré-tribulationnistes, mi-tribulationnistes, post-tribulationnistes ou encore pré-coléristes, distinctions que je ne développerai pas ici. On pourra s’étonner de lire encore le mot « chrétien » alors que c’est très explicitement d’un millenium juif qu’il s’agit. On est même tenté de trouver absurde cette construction théologique qui ressemble parfois à un morceau délirant de cinéma hollywoodien. Pourtant, on y trouve une certaine cohérence dans le délire et je vais montrer comment on peut en arriver là. 1) La lecture littérale des Ecritures. Les évangéliques récusent l’allégorie et le symbole. Quand Jésus dit que les élus seront enlevés ou ravis (comme Hénoch ou Elie), ils prennent cela à la lettre. Ainsi, ils s’apprêtent à être arrachés de leur lit, à être transportés dans les airs, etc…Cependant, cela pose quelques problèmes. En effet, comment le Christ ressuscité ou son corps mystique (c’est-à-dire l’Eglise des saints) pourra-t-il gouverner sur la terre parmi les hommes ? Nous savons qu’à sa sortie du tombeau, le Christ n’est pas resté longtemps visible. Il est monté au ciel. C’est donc à partir du ciel que les saints régneront avec lui sur la terre. L’Eglise étant le peuple céleste de Dieu, les croyants ressuscités ne revivront pas ici-bas. Mais ils pourront agir sur la terre, parce que leurs corps spirituels ressembleront à celui de Jésus-Christ entre Pâques et l’Ascension. Puisque les saints, dont la demeure est au ciel, exerceront un ministère sur la terre, le pouvoir visible devra être délégué à ceux auquel Dieu a fait des promesses de pouvoir temporel : les juifs. 2) On pourrait s’étonner que les lévites aient un rôle quelconque au temple, puisqu’il faut s’attendre avec le millenium non pas à une modernisation de l’Eglise mais à une forme nouvelle de la religion éternelle qui sera au christianisme ce que celui-ci a été au judaïsme. Comment alors admettre le retour complet ou partiel de l’ancienne Loi judaïque tombée en désuétude ? C’est que, si les saints rendent à Dieu un culte purement spirituel ou connaissent de nouveaux rites dont le sens leur sera entièrement connu, il n’en est pas de même sur la terre qui poursuit sa marche dans l’histoire. Et puisque le trône de David a été relevé, il n’est que justice de consoler les juifs trop longtemps mis à l’écart. On pourra célébrer la Pâques au temple de Jérusalem, et tant pis si l’agneau de Dieu est remplacé par un quelconque sacrifice sanglant.. Les formes extérieures de la religion n’auront d’ailleurs que peu d’importance et une certaine liberté religieuse sera tolérée malgré ou à cause de l’organisation théocratique. Seule la croix sera proscrite, car le Christ Roi est en gloire et non souffrant. 3) Pour se convertir, tous les juifs doivent revenir en terre sainte. Et si ces juifs sont athées ou apostats à leur propre religion, cela n’en est que préférable puisqu’ils sont tenus en réserve pour un prochain rôle. Le sionisme chrétien n’est pas précisément fondé sur un philosémitisme, quand on nous explique que les deux tiers des juifs du monde entier périront pendant la grande tribulation. Il y aura aussi des élus, mais ils seront peu nombreux (144 000). En fait, la défense de l’état juif dépend du rôle sacrificiel de ses habitants. Certes, la récompense matérielle est dans la réalité du millénium, mais le prix à payer est un véritable holocauste. Qui fera périr les juifs ? Dans les guerres à venir, ce seront principalement la Russie et des pays du Moyen-Orient (Gog et Magog). Mais il faut savoir que presque toutes les nations voudront voir périr Israël. Dans ces conditions, on devine l’urgence à soutenir David contre Goliath. 4) La Sainte Alliance particulière au peuple élu, qui ne peut se contracter qu’après une purification par le sang, ressemble à l’ancienne Alliance, elle peut même en être le décalque, mais elle est aussi une dispensation nouvelle. Israël aura la supériorité sur toutes les nation. Telle est la certitude des fondamentalistes chrétiens qui anticipent dans le millenium la bénédiction promise au peuple juif. C’est là une conviction « chrétienne », partagés par des millions de goyim aux Etats-Unis. Le lobby juif n’y est pour rien. Certes, du point de vue du salut et de la vie éternelle, au-delà du millénium et du Jugement Dernier, il n’y a plus ni juif ni grec, cela même un évangélique l’admet ; mais son problème n’est pas le salut des âmes et l’éternité, c’est la gloire de Dieu et l’ « économie » de l’entreprise terre. 5) « Tout est accompli » (par l’expiation des péchés sur la croix), mais tous les desseins de Dieu ne sont pas encore réalisés. Il faut que « toutes choses lui soient soumises ». Comment ? Par une implacable théocratie israélite qui - dans le millénium - encourage l’amour de Jésus même sans le savoir, puisque le Christ est Roi souverain (non présent physiquement) et David prince visible et régent. Pendant ces mille ans, la mort existera toujours, mais on vivra plus longtemps, l’ignorance et le péché seront partagés, mais moins répandus. On pourra commodément sacrifier au temple à l’ancienne mode et adorer Jésus en vérité (lui qui sonde les reins et les cœurs). On ne se croira pas revenu au temps de David, on sera revenu au temps de David. Vraiment, que de temps perdu avec la dispensation de l’Eglise, alors que le pur christianisme, le christianisme vraiment originel d’avant l’Eglise et les dogmes, c’est tout simplement… le judaïsme. Vivement les temps messianiques ! On aura compris, j’espère, par ces quelques paragraphes, comment les évangéliques fondamentalistes mettent en œuvre une sorte de christianisme régressif tout en ayant l’illusion de travailler à la seconde venue du Christ et à l’instauration du Royaume. Il m’a fallu un certain temps en commençant cette enquête, pour me rendre compte que le Royaume de Dieu des chrétiens évangéliques s’identifie purement et simplement au Royaume messianique judaïque. Ce qui m’a d’abord trompé, c’est le nom sans cesse répété de Jésus-Christ. Mais il y a en fait superposition des deux figures messianiques, la juive et la chrétienne, le messie juif étant nécessairement – dans une optique chrétienne – le même que le messie chrétien, mais non reconnu lors de sa première venue. Seulement, au lieu que la figure juive fantomatique, chimérique, se dissolve devant la grandeur du Christ Roi, c’est le fantôme qui absorbe le Messie, ou plutôt en est le singe, car celui qui trône dans le temple de Jérusalem et se prête à toutes ces mascarades n’a de Jésus-Christ que le nom. Alors ? Souvenons-nous que les théologiens qui récusent la mise à distance du Royaume dans un futur improbable et mal défini, acceptent, comme les évangéliques, la réalité de l’Antéchrist, c’est-à-dire de celui qui vient avant le retour du Christ et se fait passer pour lui. Cet imposteur agira – il y a unanimité – pendant la grande tribulation. Nous savons que l’antéchrist va tromper les foules et les théologiens. Je fais maintenant une hypothèse ; puisqu’il est possible à l’occasion d’une guerre ou d’événements graves (crise économique, épidémie) de croire à tort venu le temps de la grande tribulation, il est tout aussi possible à l’occasion d’une brusque accélération de l’histoire, de voir se constituer un gouvernement mondial. C’est très improbable, mais le joug de Sion à l’échelle planétaire n’est pas strictement impossible. Dès lors, si de mystérieuses disparitions se produisent dans le monde (suspects, ennemis politiques) il ne sera pas difficile, la rumeur aidant, de (faire) croire à un « ravissement » surnaturel. Tout sera en place pour le pseudo millenium, pour un pseudo règne de mille ans, le judaïsme s’étant substitué ouvertement au christianisme mais se réclamant toujours du Christ. Le despote théocrate trônant à Jérusalem serait alors le véritable Antichrist (tout en prétendant l’avoir vaincu) identifié par les Pères. Et donc aussi l’ Antéchrist dont le règne sera court, car en réalité nous ne serons pas dans le millénium mais dans la grande tribulation (dont la durée varie entre 3,5 et 7 années) qui précède le vrai retour du Christ sinon à la fin du monde, du moins à la fin d’un cycle. J’espère sincèrement me tromper dans ce pronostic, car dans le cas contraire, le sionisme triomphant que la propagande présentera comme un âge d’or et qui sera en réalité un âge de fer, a encore de beaux jours devant lui et s’apprête à précipiter le monde entier dans le chaos. Cela dit, une chose me parait maintenant presque certaine : l’Antéchrist, en tant que Maître du Discours, cherchera à nous tromper sur le temps qualifié par une confusion entretenue entre tribulation et millénium (« la guerre, c’est la paix »). Lorsque nous répétons la célèbre parole du Christ : « Mon Royaume n’est pas de ce monde », la traduction correcte serait plutôt : « Ma royauté (ma qualité royale, ce qui fait que je suis roi) ne provient pas de ce monde, vient du ciel ». Une totalité vivante comme le Royaume de Dieu est ecclésiale à des niveaux de réalités différents. L’Etre se décline selon des états multiples, et une dimension spirituelle parmi d’autres (par exemple angélique) n’exclut pas la place des hommes quelque part sur la terre. L’important est de ne pas confondre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, le visible et l’invisible. Pardon , mais quand des charlatans viennent nous dire que Jésus veut que l’on reconstruise le temple à Jérusalem pour y être le maître du monde dans un royaume juif restauré, je reste dubitatif. Guy Mosjoen E&R http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=571&Itemid=103 |
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20-11-2009, 18:39:01 Ali Général
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La première lettre de Paul aux Corinthiens est le premier écrit issu des religions monothéistes à avoir lié le voile des femmes à leur relation à Dieu, en avançant des arguments strictement religieux, c’est-à-dire en incluant le voile dans une démonstration théologique. Dans les écritures monothéistes – la Bible hébraïque, le Nouveau Testament et le Coran – seule la première lettre de Paul aux Corinthiens justifie le port du voile par les femmes en l’appliquant aux rapports qu’ont les hommes et les femmes à Dieu. L’intérêt particulier de ce texte est d’avoir généré tout un discours sur la tenue des femmes et de leur avoir durablement imposé de se couvrir la tête dans tout le monde chrétien alors que le voile des femmes n’était auparavant qu’une pièce de vêtement d’origine païenne localisée dans les villes des pourtours de la Méditerranée aussi bien en Occident qu’en Orient. À la fin du XXe siècle, dans les pays méditerranéens, en Europe du Sud et en Orient chrétien, ainsi que chez les religieuses des trois grandes confessions chrétiennes, les femmes portaient encore souvent un voile ou un foulard. De nombreux Pères de l’Église, aussi bien en Orient qu’en Occident, ont repris et commenté le texte de Paul pour en garantir la portée législative universelle. Dans le Coran, Dieu dit à Mohammed d’ordonner aux femmes de se couvrir et de rabattre leur vêtement sur leur poitrine pour que les hommes les respectent, mais le texte n’inscrit pas cette démarche dans le rapport que doivent avoir les femmes à la divinité : le voile n’est que social. La coutume, citadine et païenne, du voile des femmes acquiert donc avec Paul (v. 5-15/v. 62-64) un statut religieux qui est le propre du christianisme. On ferait bien de na pas l’oublier aujourd’hui, où la question du voile, par le biais des femmes musulmanes pratiquant leur religion avec respect et dévotion, est introduit au coeur du débat politique en France et bouscule, ce dont on ne peut que se réjouir, les diktats de l’intégrisme laïc et républicain !
Première épître de saint Paul aux Corinthiens, 11 : 2-16 : “2 Je vous félicite de vous souvenir de moi en toute occasion, et de conserver les traditions telles que je vous les ai transmises. 3 Je veux pourtant que vous sachiez ceci : le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; le chef du Christ, c’est Dieu. 4 Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef. 5 Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef ; car c’est exactement comme si elle était rasée. 6 Si la femme ne porte pas de voile, qu’elle se fasse tondre! Mais si c’est une honte pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle porte un voile ! 7 L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l’image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de l’homme. 8 Car ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme, 9 Et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. 10 Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance, à cause des anges. 11 Pourtant, la femme est inséparable de l’homme et l’homme de la femme, devant le Seigneur. 12 Car si la femme a été tirée de l’homme, l’homme naît de la femme et tout vient de Dieu. 13 Jugez par vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ? 14 La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas qu’il est déshonorant pour l’homme de porter les cheveux longs ? 15 Tandis que c’est une gloire pour la femme, car la chevelure lui a été donnée en guise de voile. 16 Et si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude et les églises de Dieu non plus.”
Publié dans Polémique, Religion http://www.la-question.net/list/article-idiot/le-voile-est-un-signe-religieux-chretien.html
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18-11-2009, 14:10:18 Ali Général
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La technique est vieille come le monde, mais elle est simple et peut toujours servir : tronquer les citations, les retirer de leur contexte, insinuer, poser une autre question dès que l’on sent que l’interlocuteur va bien répondre, maquiller les faits, voire mentir. Mademoiselle Fourest est maître en la matière. Hier cependant, elle a trouvé en face d’elle vis-à-vis plus doué dans la parade. Elle s’est vite retrouvée comme un boxeur coincé dans les cordes et qui balance des coups à tort et à travers, désespérant d’en sortir. Dans son cas ce fut interrompre son adversaire, ne pas le laisser répondre, parler toute seule à la fin des fins et dire n’importe quoi. Piailler, si vous préférez. Voilà, ce que j’ai retenu de la confrontation (ils appellent cela « débat ») entre Mademoiselle Fourest et Monsieur Ramadan lors de l’émission de Frédéric Taddeï « Ce soir ou jamais ». Mademoiselle Fourest n’aime pas Monsieur Ramadan, c’est son droit, mais oblitère son entendement, la manière dont elle s’y est prise, hier soir, en fut un exemple navrant pour elle. Monsieur Ramadan est cet intellectuel musulman, Suisse de nationalié et d’éducation, petit-fils du fondateur des Frères Musulmans en Egypte qui professe à Oxford et au Japon, a écrit vingt-cinq livres, conseille la ville de Rotterdam et que sais-je encore, bref un homme connu dans le monde. Mademoiselle Fourest écrit dan Le Monde et Charlie-Hebdo et a écrit un livre…contre Monsieur Ramadan La conception de l’islam en Europe de Monsieur Ramadan est très simple : L’Europe est une terre où règne une certaine démocratie et une conception de la liberté d’expression, d’association et d’idées. Dans ce contexte, les musulmans doivent vivre en osmose et avec cette société et avec leur foi. Cela signifie qu’il faut que, de part et d’autre, on cultive l’art de vivre ensemble et de respecter les différences des uns comme des autres. Les femmes mulsulmanes qui, dans ce contexte européen, veullent porter le « hidjab », peuvent le faire, tout comme les autres qui ne veulent pas. Si certaines préfèrent des piscines réservées aux femmes, qu’elles le demandent et que ceux à qui elles le demandent ne s’en offusquent pas. Dans des matières sensibles comme l’homosexualité, la bio-éthique, l’avortement, l’euthanasie, il est normal que les musulamns, tout comme les chrétiens, fassent entendre leur point de vue et il est tout aussi normal que ce point de vue soit respecté même s’il n’est pas tenu en compte. Mademoiselle Fourest reconnaît cette position –parfaitement conforme à nos mentalités d’européens- et accuse Monsieur Ramadan de double discours, parce qu’il ne le prêche pas dans le monde musulman. A la limite elle souhaiterait qu’il demande aux Soudanais d’accorder hic et nunc aux femmes le droit de se promener en mini-jupe et de légaliser l’avortement. A quoi Monsieur Ramadan répond qu’il faut laisser le temps au temps et qu’il y a des discours qui aujourd’hui ne passent pas comme ça, même si c’est le cas en Europe. Qu’il confère un peu partout dans le mondes avec les « savants » théologiens et avance ses thèses petit-à-petit, sans faire d’esclandre ni de vagues. Après tout, chaque pays a ses traditions, ses manières de voir et de faire, celles de l’Europe ne sont pas a priori les références obligatoires ni exclusives. Mademoiselle Fourest, même si elle s’en défend, est une idéologue. C’est une femme qui est persuadée que sa vision de la laïcité est la seule bonne et valable et qui veut l’imposer urbi et orbi. A mes yeux, Monsieur Ramadan est plus proche de la définition de la laïcité telle que je la conçois : considérer le citoyen dans sa seule et unique qualité d’habitant de la cité. Une cité où il y a des incroyants et des croyants de diverses confessions, des homosexuels, des riches, des pauvres, des cultivés et des analphabètes. La réponse à cette promiscuité devrait être : soyons ensemble en respectant nos différences, ayons en commun le projet de vivre sereinement côte à côte. En faisant de la laïcité (une notion à peine connue en Europe) une idéologie, Mademoiselle Fourest fausse le débat et prend position au détriment d’une harmonie toujours à trouver. Quand donc aurons-nous un peu plus d’hommes et de femmes de bonne volonté ? Il y a de quoi désespérer. |
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17-11-2009, 17:45:05 Ali Général
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... il y a trois vidéos, vous ls retrouverez à la suite de la première... Tout y est, l'antijudaïsme snob de Herzl, le soutien des Rothschild, le mépris des peuples, le nationalisme romantique et aveugle. Embryons d'une tragédie à venir... |
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16-11-2009, 18:39:48 Ali Général
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Excellente étude parue sur le site mondialisation.ca, que je vous invite à consulter.
I-Les arabo-musulmans d’Europe, le premier groupement ethnico identitaire d’importance sédimenté hors de la sphère européo centriste et judéo chrétienne. Paris, 1er juillet (2008) - Cinq siècles de colonisation intensive à travers le monde n’ont pas encore banalisé la présence des «basanés» sur le sol européen, de même que treize siècles de présence continue matérialisée par cinq vagues d’émigration n’ont conféré à l’Islam le statut de religion autochtone en Europe, où le débat, depuis un demi siècle, porte sur la compatibilité de l’Islam et de la République, comme pour conjurer l’idée d’une agrégation inéluctable aux peuples d’Europe de ce groupement ethnico -identitaire, le premier d’une telle importance sédimenté hors de la sphère européo-centriste et judéo-chrétienne. Les interrogations sont réelles et fondées, mais par leur déclinaison répétitive (problème de la compatibilité de l’Islam et de la Modernité, compatibilité de l’Islam et de la Laïcité), les variations sur ce thème paraissent surtout renvoyer au vieux débat colonial sur l’assimilation des indigènes, comme pour démontrer le caractère inassimilable de l’Islam dans l’imaginaire européen, comme pour masquer les antiques phobies chauvines, malgré les copulations ancillaires de l’outre-mer colonial, malgré le brassage survenu en Afrique du Nord et sur le continent noir, malgré le mixage démographique survenu notamment au sein des anciennes puissances coloniales (Royaume-Uni, France, Espagne, Portugal et Pays Bas) du fait des vagues successives des réfugiés du XX me siècle d’Afrique, d’Asie, d’Indochine, du Moyen-Orient et d’ailleurs. Au delà de la polémique sur la question de savoir si «l’Islam est soluble dans la République ou à l’inverse si la République est soluble dans l’Islam», la réalité s’est elle-même chargée de répondre au principal défi interculturel de la société européenne au XXI me siècle. Soluble ou pas, hors de toute supputation, l’Islam est désormais bien présent en Europe d’une manière durable et substantielle, de même que sa démographie relève d’une composition interraciale, européenne certes, mais aussi dans une moindre proportion, arabo-berbère, négro-africaine et indo-pakistanaise: Quatre mille mosquées, douze millions de fidèles, et 2,6 pour cent de la population européenne est d’origine musulmane, selon les statistiques officieuses concernant les 15 pays de l’Europe occidentale communiquées avant l’adhésion massive des 12 pays de l’Europe centrale et oriental (1).
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et se passent de tout commentaire. Premier pays européen par l'importance de sa communauté musulmane, la France est aussi, proportionnellement à sa superficie et à sa population, le plus important foyer musulman du monde occidental. Avec près de cinq millions de musulmans, dont deux millions de nationalité française, elle compte davantage de musulmans que pas moins de huit pays membres de la Ligue arabe (Liban, Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Palestine, Iles Comores et Djibouti). Elle pourrait, à ce titre, justifier d’une adhésion à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), le forum politique panislamique regroupant cinquante deux Etats de divers continents ou à tout le moins disposer d’un siège d’observateur.
En comparaison, pour une superficie de 9,3 millions de km2 et une population de 280 millions d’habitants, Les Etats-Unis comptent près de 12 millions de musulmans dont 3,5 millions d’arabo américains et 1 200 mosquées. La communauté musulmane de France se décompose comme suit: deux millions de Maghrébins, deux millions de nationalité française, la plupart originaires d’Algérie et rapatriés en France au moment de l’indépendance de ce pays, ainsi que 400. 000 africains, 300. 000 turcs et 100.000 asiatiques. En vingt ans (1980-2000), près de trois mille associations ont été fondées et mille cinq cents lieux de culte édifiés, parmi lesquelles cinq grandes Mosquées, dont trois dans la région parisienne Paris, Evry et Mantes-La-Jolie, ainsi qu’à Lyon et Lille. Socle principal de la population immigrée malgré son hétérogénéité linguistique et ethnique, avec 12 millions de personnes, dont cinq millions en France, la communauté arabo-musulmane d'Europe occidentale apparaît en raison de son bouillonnement -boutade qui masque néanmoins une réalité- comme le 28 me Etat de l'Union européenne.
En s’y greffant, l’admission de la Turquie, de l’Albanie et du Kosovo au sein de l’Union européenne porterait le nombre des musulmans à près de 100 millions de personnes, représentant 5 pour cent de la population de l’ensemble européen, ce qui pourrait porter atteinte, selon les tenants de la droite radicale européenne, à son homogénéité démographique, à la blancheur immaculée de sa population et aux «racines chrétiennes de l’Europe». Au point que l’UMP, le parti sarkoziste en France, a institué une clause de sauvegarde, soumettant à référendum l’adhésion de tout nouveau pays dont la population excède cinq (5) pour cent de l’ensemble démographique européen (2). Pour un observateur non averti, le décompte est impressionnant: l’agglomération parisienne concentre à elle seule le tiers de la population immigrée de France, 37 pour cent exactement, tous horizons confondus (Africains, Maghrébins, Asiatiques, et Antillais), alors que 2,6 pour cent de la population d'Europe occidentale est d'origine musulmane, concentrée principalement dans les agglomérations urbaines. Dix pour cent de la population de Berlin, de Bruxelles et de Bradford est d'origine musulmane, alors que Cologne et Birmingham comptent entre 5 et 10 pour cent de personnes d'origine musulmane et que sont recensées plus de quatre mille mosquées au sein de l’ensemble européen, soit en vingt ans une multiplication par 40 du nombre des lieux de culte. La France se situe en première position avec près de 1. 500 lieux de prière, suivie de l’Allemagne en 2ème position avec 800 et du Royaume-Uni (3ème position-500 mosquées).
Les Pays-Bas se retrouvent en 4ème position (230 mosquées), la Belgique en 5ème position (220) et la Suède en 6ème position avec 150 mosquées. L’Italie (7ème) et l’Espagne (8ème) comptent respectivement 60 et 50 mosquées. De quoi enflammer des imaginations fébriles, de quoi susciter les plus graves phobies.
Son importance numérique et son implantation européenne au sein des principaux pays industriels lui confèrent une valeur stratégique faisant de la communauté arabo-musulmane d'Europe le champ privilégié de la lutte d'influence que se livrent les divers courants du monde islamique et partant le baromètre des convulsions politiques du monde musulman. Longtemps laissés pour compte, les arabo-musulmans sont désormais l’objet d’une double sollicitude sous forme d’une compétition entre les pays d’accueil qui prônent une politique d'absorption progressive et les pays d’origine qui entreprennent une opération de séduction dans une stratégie dont l'objectif sous-jacent est, tant pour les uns que pour les autres, sinon de faire barrage à l’intégrisme du moins d'y aménager une sphère d'influence au sein de la population expatriée. Fait désormais irréversible, l'ancrage durable des populations musulmanes en Europe, la généralisation de leur scolarisation, l'affirmation multiforme de leur prise de conscience ainsi que l'irruption sur la scène européenne des grandes querelles du monde islamique, le bouleversement du paysage social et culturel européen qu’elles auront impliquées au dernier quart du XX me siècle ont impulsé un début de réflexion en profondeur quant à la gestion à long terme de l’Islam domestique. Les vagues d’attentats, qui ont secoué la France pendant deux décennie, la première en 1986-87, en relation avec le conflit irako-iranien, la seconde en 1995 en rapport avec le conflit algérien, ainsi que les récents attentats anti-européens en relation avec le conflit afghan et irakien, qui ont ponctué l’actualité de 2002 à 2004 de Madrid, à Karachi (bus militaire français), en passant par Ankara (consulat britannique) et Marrakech (centre culturel espagnol), en relation avec la traque contre «Al-Qaida» et la Guerre contre l’Irak, viennent rappeler la proximité des deux continents et leur imbrication politique et humaine. ... la suite sur: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9485 |
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14-11-2009, 12:45:08 Ali Général
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Rapport Goldstone : Il est presque aussi grave de commettre des crimes de guerre que de dissimuler des crimes de guerre, par Dennis Kucinich 13 novembre 2009 Début novembre, alors qu’une majorité de parlementaires américains s’apprêtaient à voter une résolution rejetant les conclusions du rapport Goldstone accusant de crimes de guerre le Hamas et Israël, le député de la gauche Démocrate Dennis Kucinich, candidat à la présidence en 2008, s’est élevé, seul ou presque contre ses collègues, pour dénoncer ce texte. « Il est presque aussi grave de commettre des crimes de guerre que de dissimuler des crimes de guerre, sous prétexte que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé », avait-il alors averti l’assemblée. Cette déclaration lui a valu d’être interdit de parole le 9 novembre lors d’une réunion des donateurs du parti Démocrate en Floride. La résolution combattue par Kucinich a été adoptée par 344 voix contre 36. --- Kucinich est une personnalité atypique et par certains aspects provocante et donc marginale. Ce positionnement, lorsqu’il s’oppose à la doxa washingtonienne concernant le Proche-Orient, l’expose évidemment à l’accusation d’antisémitisme, que d’aucuns voudront sans doute qualifier de dissimulé, latent, ou inconscient. Pourtant, lorsque l’on écoute cet homme, on ne peut être que saisi par la force de ses arguments. Lorsqu’il s’exclame « comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, » il énonce une évidence, dont les conclusions logiques ont apparemment échappé aux parlementaires américains. L’influence qu’ont su acquérir les lobbies sioniste et évangéliste sur la vie politique aux USA manifeste ainsi ses effets, selon nous. Pour une bonne part, les élus américains, quelles que soient leurs convictions profondes, hésitent à s’opposer à Israël, tant est forte la pression qui pourrait s’exercer sur eux. Affirmons-le haut et fort, il n’y a là nulle insinuation sur une éventuelle et détestable hypothèse de pouvoir occulte. Juste le constat amer d’une réalité institutionnelle et sociale dont les conséquences dépassent - et de loin - le simple cadre de la nation américaine. De la même façon, sur un tout autre plan, nous sommes persuadés que la proportionnelle en vigueur en Israël, par l’effet de levier qu’elle procure aux minorités extrémistes, est l’un des déterminants majeurs de l’échec des tentatives de paix. Dans les deux cas, notre destin commun dépend de l’accomplissement, du progrès, de sociétés autres. Qu’en conclure ? Après tant d’années où le règne de la concurrence comptable et marchande a prétendu servir d’unique boussole, il est temps, semble-t-il, d’en revenir aux humanités, ce très nécessaire art du dialogue avec l’étrange et indispensable autrui, et à l’humanisme, qui en dessine l’incertain chemin. Contre Info.  Dennis Kucinich, Intervention à la chambre des représentants, 3 novembre 2009 Aujourd’hui, nous passons de l’opération « Plomb Durci » à l’opération « Doute Insinué » [1]. Il est presque aussi grave de commettre des crimes de guerre que de dissimuler des crimes de guerre, sous prétexte que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé. Parce que derrière chacun de ces mensonges se trouve le déni de l’humanité, l’abaissement de la dignité humaine, l’anéantissement de l’esprit humain, le triomphe de la pensée orwellienne, cette prison éternelle qui est au cœur des ténèbres du totalitarisme. La résolution dont nous sommes saisis aujourd’hui, qui rejette toutes les conclusions du rapport Goldstone pour déterminer la responsabilité de toutes les parties dans la perpétuation de crimes de guerre, y compris le Hamas et Israël, pourrait tout aussi bien s’appeler la résolution « La Nuit c’est le Jour, le Mal c’est le Bien ». Car si ce vote du Congrès condamne un rapport qu’il n’a pas lu, concernant des événements qu’il a totalement ignoré, décrivant des violations du droit qu’il ne connaît pas, ce sera une honte pour cette grande institution. Comment pouvons-nous espérer une quelconque paix au Proche-Orient si nous approuvons tacitement des violations du droit international et des droits de l’homme, si nous détournons le regard, ou si nous fermons les yeux sur la douleur des gens dans chaque camp en vidant de son sens une enquête légitime ? Comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, leur droit à la sécurité de l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé ? Nous n’aurons la paix que lorsque le sort des Palestiniens et des Israéliens sera examiné par cette Assemblée et que sera pris en considération de façon égalitaire la reconnaissance de ce principe affirmant que tous les habitants de cette planète ont le droit de survivre et de prospérer. Il est de notre responsabilité, de notre devoir, de chercher à ce qu’aucun individu, aucun groupe, aucun peuple, ne se voie refuser ce droit humain élémentaire. Sur le web : Video de l’intervention de M. Kucinich à la chambre des représentants.
Publication originale Dennis Kucinich, traduction Contre Info
[1] « from Operation Cast Lead to Operation Cast Doubt » - ndt
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13-11-2009, 14:24:24 Ali Général
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Un seul petit mot, Stéphane, une seul ! Je t’ai posté un commentaire, tu l’as effacé, t’en avais le droit, après tout, moi je les modère aussi. C’était sur ton dernier envoi, celui qui affirme que, selon le Coran, la Terre est plate. Si je m’en souviens bien, mon commentaire c’était dans le genre… Bigre ! Quelle brillante exégèse. Tu l’as trouvée où ça, Steph ? Tu vois, Steph, moi je pense que la mauvaise foi est congénitale. Congénital, cà commence par quoi ? Devine… Mettre en parallèle deux conceptions, l’une religieuse, l’autre scientifique, cela ne tient pas la route. En profiter pour dénigrer une religion à un nom, tu sais lequel. A ce compte là, la Bible et tous les autres textes dits sacrés ne valent pas tripette, car, comme nous le savons tous, l’Univers n’a pas été créé en six jours ! Tu confonds problème et mystère. Le champ du scientifique c’est le problème auquel on finit toujours par trouver une solution. Celui du religieux est le mystère, pour lequel il n’y a pas de solution. Sur ce subtil distinguo, je te conseille la lecture du philosophe (catholique) Gabriel Marcel. Dans « Homo viator » entre autres. Bonne lecture ! |
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12-11-2009, 18:30:07 Ali Général
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Ce texte est poignant et long ! J'aurais aimé qu'il soit plus court, mais c'est impossible, les crimes sionistes étendent leur fleuve de sang dans l'indifférence d'un monde en perdition.
" Ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve." Rémy de Gourmont
"Nul ne colonise innocemment. (…) Une nation qui colonise, une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment." Aimé Césaire
Les grands écrivains sont des prophètes. Ils voient l'avenir dans les signes du présent, car l'art est réalité et symbole confondus, mais il faut savoir lire les symboles. J'ai donc mis mes pas dans les pas de Franz Kafka (voir La métamorphose d'un être humain en vermine), puis d' Octave Mirbeau et j'ai lu à livre ouvert l'histoire de la Palestine telle qu'ils l'avaient vue et racontée depuis des dizaines d'années. Tout avait été dit : la politique d'Israël a été décrite par le menu depuis des lustres. Des voix nombreuses nous avaient prévenus. Meurtres, génocide, crimes de guerre, tout peut recommencer . "C'est arrivé et tout cela peut arriver à nouveau "avait averti Primo Levi dans Les naufragés et les rescapés . Il avait raison, c'est arrivé de nouveau. * Pendant que les Laval et les Pétain palestiniens se vautrent sur de moelleux divans en compagnie des assassins de leur peuple et incitent ces derniers à une manière de "solution finale" censée dégoûter les Gazaouis de soutenir les dirigeants qu'ils ont démocratiquement élus, les bourreaux israéliens ont de nouveau gratifié l'univers du spectacle d'une de ces tueries dont ils ont le secret. S'étant spécialisés dans les massacres de populations civiles et les dévastations d'infrastructures, d'hôpitaux et d'écoles et ayant démontré leur savoir-faire en 2002 à Jénine, puis en 2006 au Liban, le monde entier a pu constater au cours de la dernière bacchanale sanglante à laquelle ils se sont livrés durant l'hiver 2008-2009 à Gaza, à quel point ils viennent d'améliorer leurs performances . Mais la brutalité n'est pas leur seul registre. S'il existait un festival de Cannes destiné à récompenser le tourmenteur le plus vicieux et le plus imaginatif, il est assuré que l'Etat d'Israël remporterait haut la main la palme d'or du scénario, ainsi que celle de la mise en scène. Ces deux trophées salueraient les inventions les plus cruelles et les plus agressives, certes, mais aussi les plus imprévues, les plus dérisoires, les plus hypocrites et les plus perverses de cet Etat, qui toutes convergent vers un seul but: désécuriser, déstabiliser et créer une atmosphère d'angoisse et de précarité destinées à affoler en permanence les victimes et donc à les fragiliser psychiquement, avant de tenter de les éliminer physiquement. Pour le bourreau, ce préliminaire correspond à la phase dite d'"attendrissement de la viande" . La capacité de résilience, l'énergie et l'intelligence du peuple palestinien sont si étonnantes qu'en même temps qu'elles soulèvent l'admiration de tous les hommes normaux et dotés de la capacité innée d'empathie envers son semblable souffrant, elles font enrager l'occupant qui, visiblement, ne sait plus à quelle exaction se livrer et auprès de quel démon renouveler son inspiration. La corruption à grande échelle des dirigeants, en vertu de l'adage populaire bien connu , "Le poisson pourrit toujours par la tête" , est l'une de ses dernières trouvailles.  Dahlan, l'évincé de Gaza, en compagne de l'ancien chef d'état-major de tsahal, Mofaz (doc.assez ancien, mais révélateur de l'intimité des relations entre ces deux individus)
Sur les pas d'Octave Mirbeau dans le Jardin des supplices de Gaza... Le sol était jonché de corps déchiquetés, de têtes arrachées, de bras et de jambes orphelins de leur tronc. Des blessés gémissaient, des fantômes de femmes, des ombres d'hommes, hurlaient leur douleur. Je compris en un éclair que je venais de pénétrer dans le jardin des supplices de Gaza.
 Tête de toute petite fille au milieu des gravas
Partout ruines, destructions , sang et meurtres … meurtres… meurtres.
Je me souvins de la dédicace de mon guide à son ouvrage sur les tortures et les tortionnaires de l'histoire : " Aux Prêtres, aux Soldats, aux Juges, aux Hommes, qui éduquent, dirigent, gouvernent les Hommes, je dédie ces pages de Meurtre et de Sang " . Octave Mirbeau avait prévu l'enfer de Gaza . Larguant sciemment bombes incendiaires ou à fragmentation, obus au phosphore blanc et à l'uranium appauvri, missiles meurtriers et bombes à fléchettes sur des milliers de maisons, le parlement, le ministère de la Justice, le ministère de l'Intérieur, les tribunaux, la prison, l'unique moulin à farine, le principal élevage de volailles, l'équipement de traitement des eaux usées, les citernes, les puits, les écoles, les réserves de nourriture, la centrale électrique, les assassins ont amplement prouvé que "le meurtre est bien la plus grande préoccupation humaine". C'est pourquoi, "l'universelle barbarie" dans laquelle nous sommes plongés permet de massacrer le plus de monde possible en le moins de temps possible. Tels sont les fondements sur lesquels les cités et les nations concentrent leur politique. Ainsi, les deux Etats les plus belliqueux de la terre - les Etats-Unis et Israël - possèdent à eux seuls un arsenal suffisant pour faire exploser plusieurs fois la planète tout entière: "Avec notre état d'universelle barbarie [...] nous vivons sous la loi de la guerre ... Or en quoi consiste la guerre ? ... Elle consiste à massacrer le plus d'hommes que l'on peut, en le moins de temps possible ... Pour la rendre de plus en plus meurtrière et expéditive il s'agit de trouver des engins de destruction de plus en plus formidables ... et c'est aussi le progrès moderne ...", écrivait Octave Mirbeau, l'un des plus virulents écrivains anti-colonialistes de la fin du XIXe siècle, dans un ouvrage d'un humour grinçant et dérangeant, "plus noir que le noir", pour paraphraser Jonathan Littell, et intitulé Le jardin des supplices . Il y décrivait minutieusement les tortures inventées par un bourreau particulièrement inspiré dans le bagne de Canton. Il s'agissait de symboliser et de stigmatiser d'une manière "swiftienne" les méfaits et les horreurs des Etats colonialistes. Méfaits et horreurs que le dernier Etat ouvertement colonialiste de la planète continue de pratiquer avec une impudence qu'il n'est pas exagéré de qualifier de "chuzpah politique et morale". Il est 11h30, les enfants sortent de l'école. A cet instant, l'artillerie se déchaîne. Cinquante avions de combat lâchent leurs bombes alors que plus de cinq cents enfants terrorisés et en pleurs grouillent encore dans les rues et que des parents désespérés arrivent en courant. Une promotion entière de plus de deux cents jeunes policiers en train de prêter leur serment d'entrée en fonction est exterminée en un éclair. Les morgues débordent. Trois jeunes enfants d'une même famille gisent entassés l'un sur l'autre. Des bombes partout, de la fumée, de la poussière, du sang, des cris, des pleurs. La peur, la rage, nul refuge, nul secours. Gaza tout entière transformée en un gigantesque jardin des supplices.
 Alignement de cadavres d'adultes et d'enfants
Les stocks de l'aide humanitaire brûlés au phosphore blanc. Même les morts sont bombardés et les cimetières ravagés par l'artillerie. Puanteur des cadavres en décomposition exhumés de leurs tombes. Exhalaisons de sang et de mort. Lambeaux de chairs, fragments de membres éparpillés. Les victimes tuées une deuxième fois. Odeur de mort du jardin des supplices de Gaza.
Les bâtiments abritant les médias, pulvérisés. Terroriser les journalistes et les prendre sciemment pour cibles afin de priver les victimes de nouvelles et de conseils et surtout, priver le monde de témoins. La censure perverse dans le jardin des supplices de Gaza. Massacres de civils fuyant les zones de combat et agitant des drapeaux blancs, civils carbonisés au hasard par le phosphore blanc déversé sur des zones peuplées, fours crématoires portatifs et intentions génocidaires, nul besoin de zyklon, on n'arrête pas le progrès, bombes à l'uranium appauvri larguées sur des écoles, la mort inhalée durant des jours et des jours, utilisation de civils et même d'enfants comme boucliers humains. D'autres enfants foudroyés d'une balle en plein front par d'habiles snipers et visés comme des lapins mécaniques dans une fête foraine. "C'est cool de tuer"! Bonheur de devenir une bête. Soldats visant délibérément des civils désarmés à partir des tanks; des enfants, des nourrissons le front troué d'une balle, tous rebaptisés "terroristes". Ravager les maisons désertées par leurs occupants, voler ce qui peut l'être, détruire les meubles, souiller, déféquer et uriner partout, tel fut l'incroyable cruauté ainsi que l'invraisemblable manque de dignité de l'armée des assassins, tueuse méticuleuse dans le jardin des supplices de Gaza.

Obus au phosphore blanc sur une école de l'UNWRA
Les habitants de Gaza traités comme des animaux et leurs maisons transformées en bauges, pillées et vandalisées lorsqu'elles n'étaient pas rasées, ainsi s'est comportée "l'armée la plus morale du monde" dans le jardin des supplices de Gaza. Les pauvres animaux du zoo ne sont pas épargnés par les bombes et la folie meurtrière qui s'est abattue sur le camp de concentration hermétiquement clos et livré à une rage destructrice. Les écoles , les hôpitaux, les ambulances sont attaqués et incendiés, les blessés agonisent en se vidant de leur sang. Les oliveraies déracinées dressent vers le ciel leurs racines désespérées, les serres réduites en miettes afin de survienne la famine. Le terrain labouré en profondeur au bulldozer pour que rien ne repousse. Le désert et la désolation. L'horreur et la dévastation dans le jardin des supplices de Gaza.  Pluie d'obus de phosphore blanc arrosant la ville de Gaza
Et les assassins l'avouent : "Tu ne vois pas les Palestiniens comme des être humains, tu les vois comme des animaux. Tu entres dans leur maison, la nuit, tu les réveilles, les femmes d'un côté, les hommes de l'autre, et tu casses tout. C'est le genre de choses que tu ne ferais pas ici, en Israël, mais tu le fais chez eux. Et, pour ce faire, tu refuses la réalité. C'est la seule manière. Tu crées entre toi et la réalité un mur de silence". Tel est le témoignage révélateur de l'un des participants de la si glorieuse équipée de Tsahal dans la souricière de Gaza.
Des supplices d'un raffinement cruel décrits par Octave Mirbeau, que le bourreau fait subir aux détenus du bagne de Canton, aux supplices collectifs et au déchaînement de barbarie mécanisée d'une brutalité inouïe infligés à toute une population piégée comme des rats et harcelée par terre, par mer et par les airs, on retrouve encore et toujours le même instinct de meurtre. S'y ajoute le sentiment jouissif de puissance et la jubilation de pouvoir infliger impunément une souffrance illimitée et gratuite : "Tu les fais avancer, reculer. Tu les rends fous. Tu as dix-huit ans et tu te sens puissant", ainsi s'exprime l'un des jeunes bourreaux repentants. * Et depuis lors, le camp de concentration de Gaza demeure toujours aussi hermétiquement bouclé, l'occupant interdisant l'entrée des outils et de tout matériau qui permettraient de reconstruire ou de réparer les infrastructures détruites. Mais la liste des interdictions ne se limite pas aux matériaux de construction. Et c'est là où l'imagination sadique du bourreau donne toute sa mesure et rappelle celle du bourreau chinois d'Octave Mirbeau. Ne pouvant décemment, comme dans le bagne de Canton, se livrer aux supplices, horribles, certes, mais, somme toutes, artisanaux, de la cloche, de la caresse, ou le fameux supplice du rat qui obsédait un des patients de Freud, ou se spécialiser dans le maniement de la scie, de la tenaille ou du scalpel, le bourreau israélien s'est spécialisé dans des harcèlements physiques et moraux permanents et massifs. Il compte sur les ravages engendrés par la durée de la souffrance. Il espère assister au spectacle jubilatoire de voir les victimes s'entre-dévorer, se retourner contre leurs dirigeants et ramper devant lui, enfin domptées. En effet, une véritable liste à la Prévert des privations cerne et harcèle les suppliciés dans tous les aspects de leur vie quotidienne. Ainsi, aujourd'hui encore, sont interdits d'entrée dans le bagne de Gaza : les crayons pour les écoliers, les cahiers et les livres, tous les instruments de musique et les partitions, les bougies et les allumettes, tout matériel électrique - câbles, fils, prises, boîtes de dérivation, ampoules, le verre plat, pour fermer avant l'arrivée de l'hiver les milliers de fenêtres dont les vitres ont volé en éclats. Sont également interdits d'entrée dans la prison de Gaza les vêtements, les tissus, le fil à coudre, les aiguilles, les chaussures, les matelas, les draps, les couvertures, les couettes, toute la vaisselle - assiettes, tasses, casseroles, couteaux, fourchettes, cuillères- tout produit d'entretien et de lavage - une dérogation partielle vient d'être accordée sur certains produits d'hygiène corporelle, mais le papier hygiénique sous tous ses conditionnements continue d' être considéré comme un produit dangereux. Des Gazaouis ingénieux sont sûrement susceptibles d'accrocher des missiles à des avions en papier hygiénique et de pilonner Sderot!
Sont interdits d'entrée tous les jouets, ainsi que les poupées.

Est évidemment interdite toute importation de réfrigérateurs, de machines à laver et de tout autre appareil électroménager, matériel de toutes manières inutilisable, puisque l'occupant coupe, selon son bon plaisir, le peu d'électricité qu'il laisse fonctionner après avoir détruit la seule centrale électrique du ghetto et empêché sa réparation. De plus, il vole la majeure partie de l'eau des nappes phréatiques et ne laisse aux bagnards de Gaza qu'un mince filet à peine suffisant pour remplir des jerricans . Est interdite l'importation de véhicules de toute nature - voitures particulières, camions, ambulances et même fauteuils roulants pour les innombrables blessés et infirmes que "l'armée la plus morale du monde" a laissés sur le carreau. Sont interdits d'entrée tous les animaux - vaches, ânes, chèvres, volailles, etc. , et le remplacement des quelques pauvres animaux du zoo de Gaza - impitoyablement abattus, eux-aussi, pendant le carnage ou morts de faim - est impossible. On n'insistera jamais assez sur les capacités militaires des vaches ou des poules. Aux dernières nouvelles, l'Organisation Mondiale de la Santé informe le monde que les bourreaux moraux de la "seule démocratie du Moyen-Orient" viennent d'interdire, pour la quatrième fois, l'entrée des appareils et des accessoires médicaux indispensables au fonctionnement des hôpitaux et, pour faire bonne mesure, les gentils "démocrates" préposés au contrôle des marchandises ont pris soin de ravager les appareils et de les rendre inutilisables par ces sous-hommes de Palestiniens - ces "animaux à visage humain", comme les désigne le Talmud - avant de les retourner à l'envoyeur. Et c'est ainsi que Jahvé est grand. Alleluia! La seule interdiction que la fameuse "communauté internationale" a réussi à lever est celle des coquillettes et des nouilles... dont le danger qu'elles représentaient pour la sécurité de l'occupant n'est plus à démontrer; mais sont toujours interdits d'entrée dans le ghetto de Gaza le thé, le café, toutes les semoules, le lait en grands conditionnements, toutes les patisseries et gâteaux secs, le chocolat, les graines de sésame et les semences, toutes matières qui risquent d'être utilisées par les inventifs démons gazaouis dans la fabrication des roquettes meurtrières qui "terroriseraient" les pauvres habitants de Sdérot. Les Gazaouis réussissent à construire des maisons avec de la boue, alors, pourquoi ne mettraient-ils pas au point des bombes à la semoule! * La "loi du meurtre" et "l'école de l'assassinat" illustrées à Gaza par l'Etat qui se proclame une "lumière pour les nations", ne constituent pas une explosion irrationnelle, comme pourraient le laisser croire les interdits sadiques énumérés ci-dessus. De même que celui du bagne de Canton, le bourreau bureaucratique israélien est un véritable artiste qui traite la souffrance comme un des beaux-arts. Un an après la fin du déchaînement génocidaire contre la population civile, les privations continuent d'être mises en œuvre au nez et à la barbe des démocraties "morales", avec la rigueur et la méticulosité propres à toutes les administrations dictatoriales. Elles témoignent de la mise en oeuvre d'un plan particulièrement raffiné, mûrement conçu dans le but de faire souffrir les victimes au maximum tout en essayant de préserver - grâce à une machine de propagande bien huilée et fonctionnant sur toute la planète - un statut de victime éternelle. En réalité il s'agit de rien de moins que d'une application quasi littérale des recommandations biblico-talmudistes acceptées et approuvées par plus de 85% de la population de la nouvelle colonie de peuplement, fondée sur des critères raciaux et implantée sur la terre palestinienne. Voici quelques citations, parmi des dizaines d'autres, issues, non pas même du Talmud - dont certains passages traduisent un autisme pathologique et un racisme si ingénu et si arrogant que son excès même en devient comique et ne mériterait qu'un haussement d'épaules méprisant ... s'il n'était mis en pratique, ouvertement par les fameux IDF(Israël Defense Forces) et insidieusement par tous les règlements administratifs de l'Etat colonial. Les recommandations de haine, de destruction, de vol et de meurtres figurent dans les textes bibliques majeurs et sont prônés par de nombreux rabbins dans l'armée. C'est pourquoi ce sont les recommandations bibliques qui sont appliquées au pied de la lettre et le coeur léger par la soldatesque - en dépit de l'existence d'un code officiel flatteur, uniquement destiné à leurrer l'étranger candide sur la nature d'un Etat qui se proclame une "démocratie occidentale". Mais il se comporte en réalité avec la brutalité et l'arbitraire propres à toutes les dictatures militaires envers ceux qui ne peuvent exciper de leur "pureté religieuse et raciale", les deux éléments étant indissolulement liés dans cette religion. En effet les recommandations officielles de "l'armée la plus morale du monde"... sur le papier ... sont superbement ignorées non seulement par la base, mais par toute la haute hiérarchie militaire. "Lorsque Jahvé, ton dieu, t'aura amené dans le pays où tu vas entrer pour en prendre possession et qu'il aura délogé devant toi de nombreuses nations (…) alors, Jahvé ton dieu les aura livrées à ta merci et que tu les livreras à l'anathème (à la destruction) . Tu ne concluras pas d'alliance avec elles, tu n'en auras point pitié ! " (Deutéronome 7:1-2) "Des villes de ces peuples que Jahvé, ton Dieu, te donne en héritage, tu ne laisseras rien vivre de ce qui a souffle de vie. Détruisez-les jusqu'au dernier… comme Jahvé, ton Dieu, vous l'a ordonné… " (Deutéronome 20.16) "Vous poursuivrez vos ennemis, et ils tomberont devant vous sous votre glaive. Cinq des vôtres en poursuivront cent des leurs, cent d'entre vous en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par le glaive. " (Lévitique, 26, 7-9) "Ce jour est au Seigneur Jahvé des armées, jour de vengeance, où il se venge de ses adversaires. Le glaive dévore et se rassasie. Il s'abreuve de leur sang." (Jérémie 46.10) (trad. Osty) Deir Yassine Haïfa, Jaffa, Acre, Oum Al Fahem et AL-Ramla, Al-Daouayma, Abou Shousha, Qazaza, Jaffa à plusieurs reprises, Tannoura, Tireh, Kfar Husseinia, Haïfa encore et encore, Sarafand, Kolonia, Saris, Biddu, Lod, Bayt Surik, Sasa, Balad al-Cheikh, hier Jenine , Gaza hier et aujourd'hui ont expérimenté dans leur chair la mise en pratique des directives vétéro-testamentaires en usage dans l'armée. Déjà, une première fois, il y deux millénaires environ, une tribu de nomades en voie de sédentarisation rationalisait ses meurtres et ses rapines en les attribuant à la volonté et aux directives de son dieu personnel - un dieu qui aurait eu la chuzpah de priver le peuple autochtone de sa terre et de propulser ses chouchous, se qualifiant d'"élus", sur un territoire qu'ils trouvaient à leur goût. Pour la deuxième fois dans l'histoire, un groupe humain qui se réclame de la même divinité s'installe sans complexes dans des " grandes et belles villes qu'il n'avait pas bâties", habite avec bonne conscience , dans des "maisons pleines de toutes sortes de biens qu'il n'avait pas remplies" et utilise tranquillement des "citernes creusées qu'il n'avait pas creusées". Sans le moindre regard pour la population expropriée et volée, il jouit des récoltes de "vignes et d'oliviers qu'il n'avait pas plantés". (Deutéronome, 6,10, trad. Osty) "Cette terre est à nous, c'est notre Dieu qui nous l'a donnée", hurlent à tue-tête des colons déchaînés, la kalachnikov à portée de main. Les scribes du VI e siècle ont eu non seulement la candeur d'avouer les spoliations de la population autochtone auxquelles a procédé cette tribu lors de la première invasion, mais de s'en faire un titre de gloire. Or, pas plus à cette époque qu'aujourd'hui, ce territoire n'était "vide" et en attente d'envahisseurs. Un minimum de connaissances historiques permet de balayer les prétentions des hagiographes de cette religion qui rêvent de transformer leurs propres écrits mythologico-théologiques en registres cadastraux ou en actes notariaux. Les légendes et les récits mythiques datant d'un millénaire pour certains, transmis oralement puis collationnés et mis en forme par des scribes à partir du VIe siècle avant notre ère dans une perspective d'auto-justification politique, puis triturés, ruminés et délayés par des rabbins autoritaires dans les plaines de Russie ou d'Ukraine à partir du Xème siècle - date de la conversion au judaïsme de groupes de populations d'Europe orientale ou de territoires asiatiques - ces récits légendaires, dis-je, ainsi que la glose talmudique qui en découle, nourrissent le terreau sur lequel a prospéré l'arrière-monde psycho-religieux des nombreux immigrants originaires d'Europe de l'Est et de Russie. Ce sont eux qui composent la strate dominante du mille feuilles de la colonie de peuplement en passe de conquérir la Palestine tout entière. Ainsi, sur les quinze premiers ministres de l'actuel Etat Israël, treize sont issus d'Ukraine, de Pologne, de Russie, de Lithuanie, de Bielorussie, de Moldavie et seuls deux sont nés en dans la Palestine sous mandat anglais, sans précision sur la provenance des parents, mais ceux-ci étaient probablement natifs des mêmes régions d'Europe orientale. Il en résulte des cerveaux bunkerisés par un mélange d'arrogance - liée à une auto-proclamée "élection" divine - et de victimisation professionnelle brandie comme un bouclier à chaque critique de leurs exactions. L'idéologie biblico-victimaire des dirigeants de cet Etat et d'une grande majorité de la population les rend incapables de communiquer avec leurs voisins autrement que par la violence, le mépris et la domination. C'est pourquoi seule une anthropologie critique permet d'ouvrir l'interprétation de la politique des nations à la psychophysiologie des peuples qui les composent. (Voir les nombreuses analyses de théopolitique de Manuel de Diéguez sur ce thème )

Le général Gaby Ashkenazi, chef d'état major de la glorieuse "guerre" contre les civils de la bande de Gaza. Primo Lévi semble avoir perdu confiance dans un possible sursaut moral de l'Etat d'Israël. Et pourtant "j'étais un homme", écrivait pudiquement, mais avec un chagrin si insurmontable qu'il l'a conduit au suicide, un rescapé de l'avant-dernier jardin des supplices.
Que dirait aujourd'hui Primo Levi aux suppliciés de Tsahal à Gaza traités comme on n'ose plus traiter les animaux? Peut-être leur lirait-il le Discours sur le colonialisme de notre grand poète martiniquais, Aimé Césaire : "Nul ne colonise innocemment. (…) Une nation qui colonise, une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment."
le 11 novembre 2009
http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/supplices/supplice.htm
http://www.soueich.info/article--le-jardin-des-supplices-de-gaza-39162219.html
http://r-sistons.over-blog.com/article-special-supplicies-de-gaza-a-l-agonie-derriere-leur-mur-diabolique-39188128.html
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12-11-2009, 12:00:07 Ali Général
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Voilà, cela n'a pas tardé. François Cluzet a osé plaider en faveur de Salah Hamouri et il est aussitôt accusé d'antisémitisme. Le Bureau de Vigilance contre l'antisémitisme cumule l'odieux avec le ridicule !
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/antisemitisme-francois-cluzet-64705 Antisémitisme : François Cluzet accusé ? François Cluzet est dangereux, qu’on se le dise. C’est le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme qui le dit. Après Dieudonné et Jacques Attali, l’association communautaire juive fait du comédien sa nouvelle cible. François Cluzet antisémite ! L’accusation paraît surréaliste, et pourtant... Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) accuse l’acteur, dans un communiqué paru le 8 novembre, de "désinformation caractérisée et d’incitation à la haine", suite à son apparition, dimanche, dans le 13h15 de France 2. Profitant du débat sur l’identité nationale, l’acteur a dénoncé le mur de silence qui entoure l’histoire du Franco-Palestinien, Salah Hamouri, emprisonné depuis 2005 en Israël pour, d’après lui, un simple "délit d’opinion". "Il est franco-palestinien et il est en prison depuis quatre ans en Israël pour délit d’opinion, simplement parce qu’il a dit qu’il était contre la colonisation. Personne n’en parle !", a-t-il lancé, dans une colère à peine contenue, en direct dans le magazine de Laurent Delahousse. Voir ma vidéo de ce matin, ci-dessous... Deux versions des faits Selon le BNVCA, qui a immédiatement réagi, François Cluzet désinforme le public. En effet, Salah Hamouri aurait "été arrêté le 13 mars 2005, jugé et condamné par la justice d’Israel pour avoir en sa qualité deleader d’une faction du FPLP, -organisation dont le but est la destruction d’Israel- préparé et planifiéavec 2 complices, un attentat terroriste, contre la personne du Grand Rabbin OVADIA YOSSEF, considéré comme le plus grand décisionnaire contemporain, en matière de règles concernant le judaïsme, d’envergure internationale, suivi et respecté par tous les juifs dans le monde entier." On est loin ici du simple délit d’opinion... et le BNVCA a justement saisi le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour rétablir la vérité... ou plutôt sa vérité. En effet, la version des faits est sensiblement différente si l’on se réfère au comité de soutien de Salah Hamouri, qui compte parmi ses membres des personnalités aussi diverses que Marie-George Buffet, Jean-Louis Bianco, Jack Lang, Christiane Taubira, Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Albert Jacquard, Rony Brauman, Edgar Morin, Monseigneur Jacques Gaillot, Mouloud Aounit du Mrap, le journaliste Richard Labévière ou encore... François Cluzet. Selon ce comité de soutien, "le jeune franco palestinien de 23 ans (...) est parfaitement innocent. (...) Ce qu’on lui reproche ? Être passé 3 mois avant son arrestation devant le domicile de Yossef Ovadia, chef du parti Shas, rabbin connu pour ses positions extrêmes. Ce fait banal, joint à l’accusation – du reste non fondée – de son appartenance au FPLP, ont conduit le tribunal militaire israélien installé en territoire palestinien à considérer que Salah Hamouri avait « l’intention » d’attenter à la vie de cette personne. Alors qu’aucune preuve concrète n’a pu être présentée et que son habitation a été fouillée au peigne fin par les services spéciaux israéliens qui n’ont rien trouvé y compris dans le disque dur de son ordinateur, Salah Hamouri, bien qu’innocent, a été ainsi condamné à 7 ans de prison pour un “délit d’intention”. Notre jeune compatriote français est donc un otage." Terroriste pour les uns, otage pour les autres. Leader d’une faction du FPLP (Front populaire de Libération de la Palestine), ou simple sympathisant... Compatriote français, ou futur ex-Français... Le BNVCA réclame en effet "aux Ministres de l’Intérieur et de la Justice d’engager une procédure de déchéance de la nationalité française de Salah HAMOURI pour les faits qui lui sont reprochés". Quant au rabbin visé, il est présenté tantôt comme une figure éminente et unanimement respectée, tantôt comme un dangereux extrémiste... qui a, il est vrai, tenu des propos assez radicaux lors de son prêche de Pessah (la Pâque juive) en 2001, lorsqu’il préconisa l’extermination pure et simple des Arabes afin d’en finir avec la question palestinienne et l’Intifada : "Il faut, a-t-il dit, depuis la chaire de sa synagogue de Jérusalem, anéantir les Arabes. Il ne faut pas avoir pitié d’eux, il faut leur tirer dessus avec des super missiles, les anéantir, ces méchants, ces maudits." On le voit, entre le BNVCA et le comité de soutien de Salah Hamouri, les appréciations divergent. Cluzet coupable ? Mais qu’en est-il alors des accusations lancées contre François Cluzet ? Peut-on dire qu’il nous a désinformé ? L’accusation paraît excessive. Disons plutôt qu’il n’a pas été très précis : en effet, Salah Hamouri n’a pas été condamné (comme il le prétend) pour délit d’opinion, mais pour délit d’intention. Non parce qu’il s’opposait aux colonisations israéliennes, mais parce qu’on a considéré qu’il avait l’intention de tuer un rabbin. On pardonnera à l’acteur, dans une séquence télévisée d’une minute à peine, et sous l’emprise peut-être de l’émotion, de s’être ainsi mépris, d’avoir manqué à la rigueur journalistique la plus irréprochable. D’autant que dans les deux cas, opinion ou intention, le motif de condamnation paraît pour le moins léger. Quant à la deuxième partie de l’accusation - incitation à la haine -, elle ne serait recevable que si Cluzet avait pris la défense d’un homme clairement reconnu comme un dangereux terroriste, et dont l’objectif ultime serait la destruction d’Israël. Or nous avons vu que ces points sont fortement contestés : selon ses soutiens, Salah Hamouri n’appartient pas au groupe du FPLP et n’a jamais eu l’intention de tuer le grand rabbin Ovadia Yossef. François Cluzet, qui défend un homme qu’il estime innocent, n’incite donc nullement à la haine. Odieuse insinuation Le BNVCA, dans la suite de son communiqué, joue la concurrence victimaire : "Nous rappelons à Mr CLUZET qui parait si sensible aux droits de l’homme, qu’un jeune homme franco israelien Guilad SHALIT est lui innocent et l’otage depuis 3 ans des terroristes palestiniens du Hamas à GAZA. Contrairement à HAMOURI, il ne bénéficie d’aucun droit de visite ou autre droit, en infraction avec les conventions internationales. Cela ne semble en rien dérager la conscience de Mr CLUZET défenseur des droits de l’homme sauf peut-être de l’homme juif ou israélien." Cette insinuation finale est terrible. Parce qu’il n’a pas songé à défendre Guilad Shalit en même temps qu’il défendait Salah Hamouri, François Cluzet serait peut-être... antisémite. L’homme universel de la Déclaration qu’il défend exclurait peut-être... l’homme juif. Cette accusation à peine voilée fait froid dans le dos. Mais, on va le voir, si Cluzet a négligé de parler de Guilad Shalit dimanche midi sur France 2, c’est peut-être tout simplement parce que le gouvernement français s’en est déjà préoccupé bien suffisamment lui-même, sans qu’on ait besoin d’en rajouter, alors qu’il paraît beaucoup moins concerné par le sort de Salah Hamouri. Deux poids deux mesures Sur Bakchich, Jacques-Marie Bourget a réagi à ce nouveau chantage à l’antisémitisme - pratique devenue courante -, et dénoncé le deux poids deux mesures : "Alors que le Franco-israélien Gilad Shalit, détenu par le Hamas, est l’objet de toutes les attentions à Paris, le cas de Salah Hammouri, Franco-palestinien emprisonné sans raison en Israël, ne semble pas passionner notre délicieuse secrétaire d’Etat." Ainsi Bourget rappelle-t-il : "Le président de la République, Bernard Kouchner, Bertrand Delanoë, tout ce qui compte dans la politique française demande la libération de Shalit. Mais mettre dans la balance Hamouri, ça casse l’ambiance. La preuve : à la question posée lors d’un point de presse, « la libération d’Hamouri est-elle aussi nécessaire que celle de Shalit », Kouchner a répondu « Nécessaire n’est pas le mot. »" En mars dernier, sur Politis, c’est Denis Sieffert qui remarque qu’avec Shalit et Hamouri, la France invente les droits de l’homme asymétriques ! Il rappelle que Hamouri est emprisonné pour "des faits qu’il n’a pas commis, et qu’on ne lui reproche même pas, puisque c’est d’avoir eu l’intention de les commettre qu’il est accusé." Or, le délit d’intention n’existe dans aucune démocratie, et aucun élément ne corrobore la volonté prêtée au jeune homme. Il n’est donc "pas exagéré de parler de prise en otage pour Salah Hamouri". "Dans le traitement totalement inégal réservé par la France aux deux jeunes hommes – Shalit a 22 ans, Hamouri aura 24 ans au mois d’avril –, qui l’un et l’autre ont la double nationalité, il semble décidément que Paris ait inventé les droits de l’homme asymétriques", observe Denis Sieffert. Même constat de Chouikha sur AgoraVox en août dernier, dans un article intitulé "La scandaleuse incarcération de Salah Hamouri" : "Le caporal Gilat Shalit est un soldat franco-israélien ; il a été arrêté les armes à la main et emprisonné à Gaza lors d’une "opération militaire de routine" contre des palestiniens. La diplomatie française s’est entièrement mobilisée (...). Désormais, son portrait flotte sur le fronton de plusieurs édifices publics français. La famille Shalit a bénéficié de tous les égards de la part des médias, de la mairie de Paris, et même de Nicolas Sarkozy qui les a reçu à plusieurs reprises en grandes pompes à l’Elysée. Le président de la République a même dépêché le conseiller diplomatique Jean-David Levitte auprès du président syrien Bachar Al Assad pour plaider la cause du caporal. (...) Rien de tel pour Salah Hamouri qui est aussi un français..." Le 16 décembre 2008, le conseil de Paris décide de distinguer Gilad Shalit comme citoyen d’honneur de la Ville de Paris. Les Verts avaient bien déposé un voeu demandant que la citoyenneté d’honneur de la Ville soit aussi accordée à Salah Hamouri, mais il a été repoussé par l’assemblée municipale. En réponse à ce geste à sens unique, le maire de Grigny René Balme fera de Salah Hamouri, le 16 mai 2009, le citoyen d’honneur de sa ville. Naissance d’un buzz De son côté, le Président de la République n’aurait pas été complètement inactif : selon lepoint.fr, "Nicolas Sarkozy a adressé un courrier à Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien, afin de réclamer un "geste de clémence" envers le Franco-Palestinien. Mais manifestement ce geste ne suffisait pas à François Cluzet, qui a jugé utile de braquer un peu plus fort les projecteurs sur cette douloureuse affaire. Un coup de projecteurs sans doute pas inutile quand on voit que Jean-François Copé lui-même s’est dit ignorant du cas Hamouri... Une prise de parole amplifiée, de manière inespérée, dimanche, par le communiqué outrancier du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, qui, par son horrible insinuation (qui va forcément créer un énorme buzz...), va définitivement porter l’affaire Hamouri dans la lumière. A partir d’aujourd’hui, l’affaire Hamouri, qui n’intéressait personne, devient l’affaire Cluzet, et nul doute que de celle-ci, tout le monde va parler ! Le BNVCA s’était déjà fait remarquer, en juin dernier, en appelant à l’interdiction du parti de Dieudonnéet de sa liste pour les Européennes ; il avait aussi condamné, plus récemment, "les récidives négationnistes du président iranien", qualifié de "clone oriental d’Hitler de ce 21e siècle", et "ses provocations injurieuses envers le Présdent Sarkozy". Jusque là, rien que de très attendu... Plus surprenant, le 19 octobre, il a condamné "les propos délirants de Jacques Attali qui fait preuve d’ignorance, de négationnisme en assurant que les juifs mentent sur l’antisémitisme qu’ils subissent, laissant croire qu’il s’agit d’une propagande d’Israël". Accuser Jacques Attali de pratiquer un "négationnisme caractérisé" a au moins le mérite de l’originalité... Il fallait oser ! Il est clair qu’une telle outrance dans les jugements ne peut avoir qu’un effet hautement improductif - voire contre-productif. C’est sans doute tout bénef pour la cause que défend François Cluzet.
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11-11-2009, 12:30:57 Ali Général
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Le Père Lelong, écrivain, co-fondateur du groupe d'amitié islamo-chrétienne, interviewé par le Centre Zahra. |
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11-11-2009, 12:30:55 Ali Général
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Il fallait une nouvelle tête qui serve de repoussoir aux "vilains" qui défendent la Palestine en France. Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme a peut-être son nouveau hochet: François Cluzet. Pas facile en ce moment de se farcir un type connu pour des raisons politiques encore moins si cela concerne l'opposition au sionisme. Il est vrai qu’à la télé, les occasions sont rares avec toute la chape de « plomb durci » qui pèse sur les chaînes de télé. Sur le net, c’est trop difficile pour l’instant.
Alors, l’interview de François Cluzet face à J-F Copé sur France 2 dimanche a eu de quoi réjouir les cow-boys sionistes.
Celui-ci a affirmé avec courage que Salah Hamouri, étudiant français d’origine palestinienne, était détenu depuis 4 ans pour délit d’opinion. Ce que conteste aujourd’hui le BNCVA qui, chose étonnante, parle de terroriste et préfère, donc, se référer à l’avis d’un tribunal étranger illégal qu’aux faits avérés.

En effet, Salah Hamouri a été arrêté deux fois à Jerusalem pour délit d’opinion (collage d'affiche) envers l’occupation israélienne. Ce qui lui a déjà coûté neuf mois de détention.
Une troisème arrestation a eu lieu dans le cadre d’une enquête sur des sympathisants du FPLP (parti palestinien laïc). Salah Hamouri, est simplement passé en voiture devant le domicile d’un rabbin d’extrême droite... L’accusation, cette fois, est : préparation d’un attentat terroriste contre le rabbin. En fait, un délit d'intention! Cela a suffi à ce que vingt audiences aient eu lieu sans qu’aucune preuve ni témoignage ne soit fourni. A la 21ème audience, et après trois ans de détention provisoire, l’avocate de Salah Hamouri l’a convaincu de plaider coupable pour avoir une peine de 7 ans de prison, au lieu des quinze que prévoit la loi. Une condamnation prononcée par un tribunal militaire illégal au yeux du droit international qui ne reconnaît pas les tribunaux militaires en territoire occupé. François Cluzet a dénoncé la passivité des autorités françaises envers un français sympathisant actif de la cause palestinienne à l’heure où l'on nous fait le cinéma de l’identité nationale. Sûrement moins vendeur que le soldat Shalit... Jean-François Copé a affirmé ne pas connaître cette affaire !
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10-11-2009, 12:15:06 Ali Général
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Comme je l’ai déjà écrit, c’est sans moi aujourd’hui. Je me passerai donc de radio (Radio France a mobilisé toutes ses chaînes, même FIP !). Et la radio suisse romande ne fait pas mieux ! C’est la journée de la « grosse propaganda », du genre Goebells en pleine inspiration. Nous bourrer le mou avec des affirmations plus fausses les unes que les autres, des satisfecit bien gras sur l’air du : qu’il fait bon vivre chez nous, terre de liberté, d’hospitalité, d’abondance et patati et patata… Et qu’ils ont donc de la chance ces Allemands de l’Est d’avoir rejoint la belle et harmonieuse société capitaliste libérale et généreuse. Toutes ces excellences vont parader, réjouir le bon peuple qui s’en fout ; le peuple n’a pas de conscience de classe bien affinée, Marx s’est trompté là dessus ; donnez-lui à boire, à manger, un spectacle à l’œil et il est content. C’est come ça. Après tout, nul n’est obligé de réfléchir, ni de croire, encore que croire soit plus facile.. Toute cette agitation a un but : faire diversion. Alors on y va d’une « kollosale » fête pour la chute du mur qui leur permet de raconter tout et n’importe quoi sur la République Démocratique Allemande, d’en remettre une louche sur les « atrocités » des régimes communistes, d’encenser le hâvre de paix et de liberté qu’est le régime capitaliste et de montrer du doigt les déviationistes dans mon genre. Pourtant je ne suis pas naïf. La R.D.A n’était pas un paradis…mais, dites-moi, il est où le paradis ? Certainement pas ici en occident où, je ne dois pas vous le rappeler quand même ? la pauvreté augmente chaque année, où les riches le deviennent de plus en plus, où gagner gros se fait non pas en travaillant mais en spéculant (voyez nos stressés traders…). Cet occident qui vient de prendre conscience que des gens se suicident parce qu’un management agressif et inhumain les met à bout. Cela se passe en France, mais aussi au Japon, en Allemagene, en Italie… Un occident qui joue avec le feu, ne respecte pas la planète, oppresse les peuples qui ne pensent pas comme lui et s’en défient. Cette Amérique du Sud que les Etats-Unis traitent en colonie, la Palestine qu’Israël, cette verrue du Proche-Orient, génocide sans vergogne. Les contre-vérités sur l’Iran, les guerres d’Irak, d’Afghanistan, les coups d’Etat par ci et les autres par là. Un occident qui dénonce les murs…les murs des autres… Et, ne l’oubions quand même pas, l’Europe de l’Est, ces pays qui ont rêvé de l’Union Européenne et que cette dernière traite en main d’œuvre de substitution et en terre de délocalisatons. Ils en reviennent, paraît-il, de ce mercantilisme vicieux et compulsif…on verra… Et puis ici, en France, les libertés fondamentales, garanties noir sur blanc, qu’ils rognent petit à petit, sur la pointes des pieds, l’air de ne pas y toucher et avec pour excuses la sécurité, l’ordre public, le secret défense et puis quoi encore ?… Cet internet qu’ils veulent juguler, contrôler, pour préserver nos enfants des pédophiles comme ils disent. Il n’y a que des pédophiles en puissance sur Internet… je savais pas… Et la presse ? Parlons-en. Elle est entre les mains du grand capital, mais cela ne suffit pas pour ce sinistre rigolo de Lefebvre. Il veut que les journalistes adoptent un code de bonne conduite. Critiquer le gouvernement, oui mais comme ce dernier l’entend. Et puis, cerise sur le gâteau, cette propagande infecte sur une grippe mexicaine ou porcine qui, à ce jour, fait moins de malades que la grippe toute classique. Moins de malades et quatre-vingt-dix millions de vaccins à écouler… problème… Vous n’en avez pas fini avec le lavage de cerveaux, mes amis. Qu’elle est désirable, cette société !
Bon, je ne vais pas passer ma journée comme le font les autres dans la froidure berlinoise car je vous respecte, amis lecteurs. Si vous n’avez rien d’autre à faire, profitez-en pour mettre de la bonne musique, de lire un livre qui vous plaît, de vous coucher tôt, seul ou en compagnie. Il y a une vie sans la radio, la télé et même l’internet.
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09-11-2009, 12:15:07 Ali Général
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M. Yahia Gouasmi, président du parti antisioniste |
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07-11-2009, 12:30:05 Ali Général
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Les Juifs orthodoxes antisionistes : Neturei Karta http://www.la-question.net/archive/2009/01/14/la-tradition-juive-est-antisioniste.html#c5438988 Beaucoup confondent antisionisme et antisémitisme, ceci volontairement et le plus souvent pour mieux servir leur idéologie dévoyée, alors qu'il existe une opposition radicale au sionisme de la part des Juifs orthodoxes [1]. Le sionisme, qui voudrait pouvoir être reconnu comme étant l’expression fidèle du judaïsme, ce qui est totalement faux, est en fait un mouvement politiquelaïque, fondé par des athées au XIXe siècle, qui vise à l'établissement d'un Etat juif en Palestine en contradiction directe et complète avec l’Histoire prophétique et religieuse d’Israël. Juifs orthodoxes antisionistes du mouvement Neturei Karta demandant la liberté pour la Palestine et la fin de l'occupation des territoires par l'Etat d'Israël "L'établissement d’un Etat en Palestine est une chose qui viole la Torah, la loi religieuse juive. Il contredit les dispositions s’agissant des punitions et de l’exile decrétés par Di-u à l’époque du Temple. L’établissement de l’État sioniste contredit la volonté de Di-u en cherchant un remède materiél à une condition spirituelle. Nous déclarons que le peuple palestinien a le droit à sa patrie; ainsi que le droit à la restitution monétaire pour les dommages et les pertes infligés. Les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner à leur patrie, la Palestine historique, aussi tôt que possible." Neturei Karta International Jews United Against Sionism www.nkusa.org
Reportage d’ARTE sur les Juifs antisionistes de Neturei Karta Rabbi Elchonon Wasserman (1875-1941) Spécialiste de la Torah, un des plus fermes opposants à toutes les formes desionisme. Avec les juifs orthodoxes il considérait que si Dieu avait détruit l'état juif de l'antiquité, seul le Messie pourrait le rétablir. Toute tentative humaine de s'opposer à la volonté de Dieu ne pouvant qu'entraîner des désastres pour le peuple Juif. Wasserman regardait pour cette raison les sionistes comme des descendants directs d'Amalek, qui voulut détruire le peuple juif. Le professeur Yakov M. Rabkin, qui est l’auteur d’un ouvrage important : Au nom de la Torah Une histoire de l'opposition juive au Sionisme [2], explique clairement que cette volonté d’identifier sionisme et judaïsme est une attitude fallacieuse extrêmement dangereuse pour le devenir même du judaïsme et des Juifs eux-mêmes. Il convient en effet de savoir, que l'antisionisme juif est issu d'une opposition absolue aux folles théories politiques deTheodor Herzl qui, entouré de juifs laïcisés, élabora le projet délirant de création d’une nation juive sous le modèle des Etats nations européens modernes. Dès lors, pour conférer un semblant de légitimité à leur entreprise politique et militaire d'un Etat prétendument « Juif » ayant Jérusalem comme Capitale, les sionistes utilisèrent, en la dévoyant, l’idée messianique du retour à Sion. Yakov Rabkin déclare de ce fait dans son ouvrage : «Ce mouvement, et plus tard la proclamation de l'Etat d'Israël, provoquent une des plus grandes déchirures de l'histoire juive. »
Les traditionalistes, profondément opposés aux vues politiques inexactes du sionisme, considèrent donc les fondements de l’Etat d’Israël comme contraires en tous points au judaïsme authentique. Ils jugent qu’en s'arrogeant par des moyens humains inacceptables, une terre promise par Dieu dans la Bible et que lui Seul redonnera de façon conforme au plan divin lorsqu’il l’aura décidé, les colons sionistes sont des transgresseurs, des impies trahissant gravement la Parole de Dieu, et surtout, des obstinés aveugles qui se mettent en contradiction avec les lois du Pentateuque, en ne respectant aucun des commandements de l’Eternel faisant courir un risque terrifiant aux Juifs eux-mêmes en suscitant une opposition violente à l’égard d’Israël ce qui pourrait, à terme, avoir des conséquences dramatiques incalculables. Plusieurs penseurs juifs ont mis en garde contre cette situation. Hannah Arendt prophétisait, d’ailleurs durant la Guerre d’Indépendance en 1948 : « Même si les juifs devaient remporter cette guerre, ces juifs « victorieux » vivraient entourés par une population arabe totalement hostile, enfermés à l’intérieur de frontières sans cesse menacées, entièrement absorbés par la nécessité de se défendre physiquement. Et cela serait la fin d’une nation qui – et peu importe le nombre d’immigrants qu’elle serait capable d’absorber et l’éloignement de ses frontières – demeurerait un très petit peuple, largement dépassé numériquement par des voisins hostiles. » Comme le dit fort justement le rabbin Wasserman (1875-1941) : « tout retour à la Terre sainte ne se fera que par la volonté divine, Nos ancêtres esclaves en Mitsraïm [Egypte ancienne] n’en sont pas sortis par une révolte nationale et par la voie militaire, mais uniquement par la Rédemption divine. Ils n’ont pas été libérés de l’esclavage en vue de constituer une « nation comme les autres » avec un territoire, un Etat, une économie, un drapeau, une armée, une culture... Mais ils ont été conduits dans le Désert pour y recevoir la Loi Divine, la Torah. La présence Juive en Terre Sainte sans sainteté, hors de l’application de la Torah, est contraire à la volonté divine. Enfreindre la Thora en Terre Sainte amène à l’Exil. » Une transformation morale, un rapprochement d’avec Dieu et sa Parole sont, selon les Juifs pieux, à la fois l’unique moyen mais aussi le sens d’un retour en Terre Sainte. C’est dans ces termes-là que la tradition classique du judaïsme entrevoit le rassemblement des juifs en Terre Sainte. La tentation sioniste, tant décriée par les religieux orthodoxes, et critiquée sévèrement par saint Pie X etBenoît XV, est un piège diabolique qui finalement prolongera l’exil du peuple Juif plutôt qu’y mettre fin. « Et je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et vous ramener sur votre sol. Et j’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs ; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau et je vous inspirerai un esprit nouveau ; j’enlèverai le cœur de pierre de votre sein et je ferai en sorte que vos observiez mes statuts et pratiquiez mes lois. Vous demeurerez dans le pays que j’ai donné à vos pères, vous serez pour moi un peuple, et je serai pour vous un Dieu. » (Ezéchiel 36, 24-28) http://www.la-question.net/archive/2009/01/14/la-tradition-juive-est-antisioniste.html#c5438988 Notes [1] Les antisionistes, sont principalement issus des haredim, ou ultra-orthodoxes, que l’on reconnaît au fait qu’ils soient habillés de noir et blanc, portant barbe et chapeau. Il est à signaler que dès 1924 Jacon Israël De Haan,figure centrale de l'antisionisme, fut assassiné. Aujourd'hui, les membres du mouvement Neturei Karta (en araméen : נטורי קרתא ; « les gardiens de la cité ») constituent une groupe de juifs haredim radicalement antisioniste prônant le « démantèlement » total de l’Etat d’Israël. [2] Presses de l’Université Laval, 2004 Montréal, Canada, 274 p.
20:43 Ecrit par . dans Religion | |
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06-11-2009, 07:30:12 Ali Général
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M. Obama est intelligent, charismatique, sobre, élégant et cultivé. Il a tout du gendre idéal. Hélas, comme président des Etats-Unis, il lui manque l’entregent, du retors, l’artifice des rusés, les manières des matois, l’expérience des briscards de la politique. Il serait temps, grand temps, qu’il apprenne que les hommes sont méchants (et les femmes mauvaises ajouterait Nietzsche) que les affaires du monde et des braves gens ne se règlent pas entre hommes de bonne volonté, mais entre obsédés du pouvoir et autres crapules du même acabit. C’est ainsi, cher Monsieur Obama, on ne change pas l’homme (ni la femme) avec de bonnes intentions. On lui colle parfois un revolver sur la tempe et il arrive que l’on appuie sur la gâchette. Manifestement, empêtré dans son costume tout neuf de prix Nobel de la paix, il ne sait plus à quel saint se vouer. Son projet de couverture médicale généralisée pour tous les Etats-Uniens, ne passe pas. Il ne comprend pas. C’est un homme civilisé qui estime, qui ne l’estimerait pas ? que tout homme a le droit d’être soigné, même s’il ne peut payer les soins. Seulement voilà, la mentalité de trop de ses concitoyens veut que le pauvre l’est en punition de ses péchés et que l’expiation doit aller juqu’à son terme. Dieu le punit, l’homme ne le sauvera pas ! Bonjour le calvinisme pur et dur ! L’Afghanistan. Il sait que la partie est perdue, que chaque jour qui passe voit des morts, des blessés et des traumatismes inutiles. Il faut s’en aller, plier bagage, descendre les couleurs et ciao tutti ! Le dire est facile, mais que faire quand on sait que le retrait d’Afghanistan, bien plus que celui d’Irak, sera perçu comme une victoire du « terrorisme » et un camouflet donné à cet Occident donneur de leçons ? Les banquiers. Il avait dit que c’en serait fini de la spéculation enragée, que la régulation freinerait les appétits obscènes de ces machines à pognon. Il l’a dit, ils l’ont écouté poliment quand il leur a filé quelques subsides, ils ont remboursé et puis se sont précipités, comme des drogués en manque, sur leur vice préféré : faire du fric en dormant ! Israël. Il avait pris le problème (la tragédie !) à bras le corps. Prononcé un très beau discours au Caire. Dit, redit, aux dirigeants d’Israël, qu’avec lui la colonisation c’était basta ! Qu’il fallait discuter et fissa ! L’autre, cette ombre grise et sinistre nommée Netanyahou n’a rien dit, rien répondu, l’a quitté sans un regard et est rentré « chez elle » pour entériner ce qu’il n’a de cesse d’exécuter : la déportation des arabes, la main-mise totale des juifs et le génocide à la clé pour les résistants ! Il ne pouvait concevoir, M. Obama, qu’un lobby de quelques juifs (qui ne représente pas dix pour cent de la communauté) peut avoir une telle influence, au risque de metre la planète à feu et à sang, de soulever les foules musulmanes dans le monde contre cet Occident obséquieux et méprisant. Il l’apprend à ses dépens. Il sera mis devant le fait accompli, les sionistes d’Israël attaqueront l’Iran et les sionistes des Etats-Unis et d’Europe pousseront des cris d’orfraies et l’Occident trouvera des mots pour justifier, des accusations de terrorisme, des motifs de défense toujours tellement légitime….la partition est archi-connue et la mélodie éculée ! Le tout est de savoir si le bon peuple la supportera encore, cette rengaine. S’il n’en a pas marre de ces éternelles jérémiades d’Israël qui ne fait que se défendres, qui ne souhaite que la paix et qui ne prend que ses précautions face à d’ignobles terroristes arabes qui…etc Moi, je l’écris sans ambages, Israël c’est la guerre ! Et les occidentaux sont des mous ! Des mous qui creusent leur propre tombe. Inconscients, drogués par la télé et les journaux à la solde des pouvoirs et les pouvoirs à la solde des lobbies sionistes, financiers, industriels, vinicoles, brassicoles... Un bon peuple, mais bien con, qui s’imaginait qu’avec un président jeune, métis, au sourire élcatant et à la démarche souple, le monde allait changer. Nenni ! Les vieux démons ne meurent pas comme ça. Ils restent dans la pénombre, dague à la main et frappent, en zélés sicaires, au bon moment. Attendez-vous, mes amis, à d’autres désillusions, mais ne perdez pas l’espoir. C’est quand les yeux sont secs et la bouche muette que s’efface la résignation, que sourd la colère et coule le sang des tyrans !
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05-11-2009, 13:30:04 Ali Général
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Je n’aime pas les murs, alors, quand l’un d’entre eux tombe, je me réjouis. Ce fut ma réaction à la chute du mur de Berlin. Mais restons cool, mes amis, il y a actuellement une déferlante d’indigeste propagande pour célébrer la chute de ce mur, emblème s’il en est, de la confrontation entre l’Est et l’Ouest. Mais que cela n’altère pas notre esprit critique, s’il vous plaît ! A Berlin, il y avait deux murs. L’un visible, celui de l’Est, l’autre invisible, plus subtil et pernicieux, celui de l’Ouest. Le mur de l’Ouest, c’était l’illusion distillée jour et nuit aux Allemands de l’Est que « l’autre Allemagne » c’était le paradis, la vie facile, les mercédès, les piscines, les hauts salaires, les jolies filles et les vacances en Espagne ! C’était une arme puissante pour vider la République démocratique de ses élites : médecins, ingénieurs, techniciens, universitaires, et la débiliter. La construction du mur, en 1961, n’avait pour but que d’éviter cette perte.. Il y a vingt ans, les Allemands de l’Est ont donc abattu ce symbole sinistre et, passée la gueule de bois des retrouvailles, se sont réveillés devant une réalité bien différente. La belle était appétissante et ses formes envoûtantes, mais le prix à payer était nettement au-dessus de toute espérance. De quoi se ruiner ! L’Allemagne de l’Est, c’était le travail garanti à vie, la sécurité sociale totale, les retraites assurées et les vacances au bord de la Baltique. C’était une Allemagne moins névrosée que l’occidentale, plus sereine, où règnait encore une « deutsche gemütlichkeit », mais aussi, les valeurs, bonne et mauvaises, du nationalisme prussien, curieusement à l’aise dans le système des soviets. A présent, la concurrence généralisée, la précarité de l’emploi, les licenciements massifs, les délocalisations, les fermetures, le management agressif, l’arrogance des « frères » de l’Ouest montrent le bout de leur nez…Pas très gai, pas très rassurant… Et surtout, ces braves gens, élevés à la sauce marxiste, n’étaient pas du tout préparés à contrer ce déferlement de réformes libérales.. Ils ont donc vu leur pays se faire lessiver en deux temps trois mouvements Et la vie reprendre son cours, mais plus difficile, moins assurée et l’horizon bouché. Et devant la télévision ils ont continué à rêver de mercèdès et de vacances en Espagne qu’ils ne pouvaient pas s’offrir. Et de soupirer parfois : « In der DDR hatten wir es gut … » Ah, me rétorquerez-vous, la République démocratique, c’était aussi la Stasi, les interdictions de tout ordre, la société quadrillées, la délation… Cool !.... il n’y a pas de « Stasi » chez nous ? Pas de Renseignements Généraux, pas de procureurs aux ordres, pas de délations, pas de lois scélérates et liberticides, comme la loi Gayssot . Voyez l’affaire Tarnac et l’acharnement judiciaire, un exemple parmi tant d’autres… Et les passe-droits de nos élites politiques et de leurs amis, et les privilèges de l’ombre, et ces réseaux qui oeuvrent en coulisses, qui monnayent l’un et puis l’autre et puis tout le monde pour leur plus grand profit personnel. ? Le Parlement muselé, les journaux sous perfusion financière, l’internet sans cesse menacé ? Mais notre notre régime est encore debout, attendez qu’il s’effondre pour que la vérité éclate au grand jour ! Vous serez surpris, mes amis ! Et les murs tant qu’on y est ? Il n’y en a plus ? Il n’y a pas de mur en Israël ? Pas de mur entre les Etats-Unis et le Mexique ? Pas de murs invisibles entre les castes dirigeantes et les dirigés, entre les patrons et les salariés, entre les bons blancs et les méchants bronzés ? Alors, je vous le dis sans ambage, l’anniversaire du mur, ce sera sans moi. Je ne prêterai pas mes oreilles à leur propagande, à leurs alleluia pseudo-démocratiques, à leurs grand-messes qui suent la mise en scène hollywoodienne. Non, trois fois non ! Je me réfugierai dans la lecture de ce bon Monsieur de Montaigne, ou du divin Homère, dont je fais mien ce vers : « …un aveugle à tâtons distinguerait ta marque ; elle n’est pas mêlée à la foule des autres » |
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04-11-2009, 12:00:05 Ali Général
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http://ajc-m.lepresident.over-blog.com/article-etes-vous-scientologue-m-le-president--38587400.html
La question mérite d'être posée. En 2008, alors qu'avec un groupe d'amis nous analysions vos méthodes de gouvernement, que nous jugions plutôt brutale, j'émis ce jour-là, l'idée que vous puissiez être scientologue car vos méthodes me semblaient répondre à des techniques d'affirmation de soi et ne pas laisser la place aux oppositions qui pourraient vous déstabiliser. Vous gouvernez d'une manière brutale et sans partage. Vous écartez certains de vos amis qui ne semble pas fiable par leur liberté de penser, vous ralliez certains de vos ennemis en flattant leurs ego, ou leur soif de pouvoir, vous récompensez les traitres du camp ennemi en les propulsant sur le devant de la scène avec le message induit: «voyez comme il réussit, cette réussite vous aussi vous pouvez l'obtenir», vous vous posez en victime de vos adversaires voire de vos challengers politiques que vous allez jusqu'à poursuivre auprès des tribunaux, vous utilisez vos enfants pour servir votre soif de pouvoir, et vous entendez mettre la main sur l'ensemble des ressources de ce qui constitue le pouvoir financier de la France, Paris, les Hauts-de-Seine, et l'Ile de France. Alors, je repose ma question: êtes-vous scientologue, Monsieur le Président? Si vous ne l'êtes pas alors je suis persuadé que parmi vos conseillers il y a des scientologues. Et ce sont eux qui nous gouvernent par votre intermédiaire. Il y a quand même des faits troublants: vous avez reçu Tom Cruise, N° 2 de l'Église de scientologie en 2004, vous avez écrit qu'il ne fallait pas confondre sectes et nouveaux mouvements spirituels dans votre manifeste sur les religions, Vous avez supprimé en juillet 2008 la surveillance des sectes par les RG après que votre conseillère ait eu des propos étranges sur les sectes qui sont un non problème en France, le 12 mai dernier un fonctionnaire commet une erreur matérielle, et un amendement est voté pour ne plus interdire d'exercice les personnes morales dont les dirigeants sont condamnés pour escroquerie en bande organisée le verdict contre les scientologues est plutôt clément, ils sont condamnés avec sursis.
Êtes-vous scientologues, si oui, pourquoi le cacher? Est-ce honteux? Quels sont les scientologues de votre entourage? Qu'ils s'exposent au grand jour, comme le font désormais les francs-maçons. Quelles contre-parties avez-vous eu de Tom Cruise pour ne plus embêter l'Église de scientologie dont les rapports de la DCRI sont désormais classés «confidentiel défense»? Oui, on peut s'interroger. Vous êtes suffisamment assoiffé de pouvoir pour ne pas faire de cadeaux sans contre-parties. Quelles sont-elles? Et si elles restent cachées, ces contre-parties, c'est qu'elles sont inavouables. Par LWD |
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03-11-2009, 12:00:05 Ali Général
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Il s'appelle Robertson, c'est un évangélique écouté même par les puissants des Etats-Unis, et il prêche l'assassinat d'Hugo Chavez, coupable d'avoir mis à mal l'économie du Vénézuela (c'est-à-dire les pétroliers yankees !), d'être copains avec les arabes (d'affreux islamistes !), de dénoncer Israël (la nation vertueuse entre toutes !) et de ne pas suivre les consignes des colonialistes yankees. Il faut le supprimer martèle-t-il dans cette version malheureusement non sous-titrée. Ah, je sais bien que des évangéliques, en Europe, ont condamné ses propos et c'est très bien. Mais ils sont ultra-minoritaires ! Les autres sont à l'instar de cette crapule: des cow-boys dégénérés !
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02-11-2009, 09:17:22 Ali Général
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Florence Heymann relate l’histoire passionnante de Muhammad Assad, né Léopold Weiss , un juif convertit à l’Islam, qui participa à la fondation de l’Etat pakistanais dont il devint haut fonctionnaire et le représentera aux Nations Unies.
Leopold Weiss est né en 1900 à Lemberg (aujourd’hui Lviv), en Galicie, dans l’Empire austro-hongrois. Muhammad Assad est mort en Espagne en 1992 et est enterré au cimetière musulman de Grenade. Le premier est presque inconnu ; le second a été un intellectuel islamique renommé, associé à la création du Pakistan. Il s’agit pourtant du même homme, dont le parcours, extraordinaire, traverse le XXe siècle de toutes les tragédies. Issu d’une famille juive traditionnelle, ce personnage symbolise le déracinement volontaire. Il est un « passeur de frontières culturelles », écrit Florence Heymann, historienne du judaïsme est-européen, qui lui consacre une biographie captivante. Elle y retrace la généalogie d’une double rupture. Celle qui conduit un jeune homme avide de voyages et d’écriture à rompre avec le judaïsme orthodoxe pour s’insérer dans le monde germanophone séculier, à Vienne, puis à Berlin, où il sera un temps l’assistant du cinéaste Friedrich Wilhelm Murnau. Celle, plus rare, qui amène, à la fin des années 1920, l’écrivain et journaliste qu’il est devenu à rompre avec l’Occident pour se convertir à l’islam et consacrer une partie de sa vie à étudier, traduire et diffuser le Coran. Florence Heymann nous décrit ainsi la fascination d’une partie des juifs de langue allemande pour le Proche-Orient, et singulièrement la Palestine d’après la déclaration Balfour (1917), cet Orient vers lequel l’antisémitisme grandissant les rejette de manière fantasmatique. Mais, contrairement à une idée reçue, tous les intellectuels juifs n’adhèrent pas au projet sioniste originel de Herzl. Beaucoup développent une connaissance approfondie du monde arabe et de la religion musulmane, et prônent - déjà - la cohabitation entre juifs et Arabes en Terre sainte. Leopold Weiss, lui, ira plus loin. Après un long voyage en Palestine, dont le récit est publié en 1923, il décide, trois ans plus tard, de franchir le pas de la conversion, attiré par la pureté spirituelle qu’il croit déceler dans l’islam et par sa capacité à créer un fort sentiment communautaire, loin du matérialisme et de l’individualisme européens.
Par la suite, après avoir été interné avec sa femme et son fils comme ressortissants autrichiens ennemis dans un camp britannique, et alors que sa famille a été décimée par la Shoah, il rejoint le petit groupe d’intellectuels et d’idéologues qui, avec Muhammad Ali Jinnah, vont participer, en 1947, à la création du Pakistan, premier Etat islamique du monde contemporain. Il en sera même le représentant aux Nations unies, avant de s’en éloigner vers la fin de sa vie, pour retrouver sa culture européenne d’origine. A l’heure où l’on disserte sur le « choc des civilisations », que l’on réduit à une apocalypse programmée, cet ouvrage nous emmène aux frontières culturelles desdites civilisations, là où les passages de l’une à l’autre sont encore possibles.http://maananefamillly.blogspot.com/2009/10/muhammad-assad-un-juif-pour-lislam.html
A noter la réédition du journal de voyage de 1924 de Leopold Weiss, Un Proche-Orient sans romantisme, traduit et annoté par Florence Heymann. CNRS Editions.
Henry Rousso, lexpress.fr
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31-10-2009, 19:42:27 Ali Général
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Grâce au site http://intransigeants.wordpress.com/ nous avons pris connaissance de la remise de lettres de créances au Pape Benoît XVI par le nouvel ambassadeur auprès du St Siège de la république Islamique d'Iran. A 11h ce matin, le Saint-Père Benoît XVI a reçu en Audience S.E Monsieur Ali Akbar Naseri, Ambassadeur de la République Islamique d’Iran près le Saint-Siège, à l’occasion de la présentation des Lettres de créance. Le Vatican publie ci-dessous le discours que le pape adressé au nouvel ambassadeur 
Monsieur l’Ambassadeur, Je suis heureux de vous accueillir en ce jour où vous présentez les Lettres qui vous accréditent comme Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Islamique d’Iran près le Saint-Siège. Je vous exprime ma gratitude pour les aimables paroles que vous m’avez adressées ainsi que pour les vœux que vous m’avez transmis de la part de Son Excellence Monsieur Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République. En retour, je vous serais reconnaissant de l’en remercier et de l’assurer de mes souhaits cordiaux pour toute la Nation. Votre présence ici, ce matin, manifeste l’intérêt de votre pays pour le développement de bonnes relations avec le Saint-Siège. Comme vous le savez, Monsieur l’Ambassadeur, par sa présence dans les instances internationales et ses relations bilatérales avec de nombreux pays, le Saint-Siège souhaite défendre et promouvoir la dignité de l’homme. Il veut ainsi être au service du bien de la famille humaine, en portant un intérêt particulier aux aspects éthiques, moraux et humanitaires des relations entre les peuples. Dans cette perspective, le Saint-Siège désire consolider ses relations avec la République Islamique d’Iran, et favoriser la compréhension mutuelle et la collaboration en vue du bien commun. L’Iran est une grande Nation qui possède d’éminentes traditions spirituelles et son peuple a une sensibilité religieuse profonde. Ceci peut être un motif d’espérance pour une ouverture croissante et une collaboration confiante avec la communauté internationale. Pour sa part, le Saint-Siège sera toujours prêt à travailler en harmonie avec ceux qui servent la cause de la paix et qui promeuvent la dignitédont le Créateur a doté tout être humain. Aujourd’hui, nous devons tous espérer et soutenir une nouvelle phase de coopération internationale, plus solidement fondée sur des principes humanitaires et sur l’aide effective à ceux qui souffrent, moins dépendante de froids calculs d’échanges et de bénéfices techniques et économiques. (…) D’autre part, les catholiques sont présents en Iran depuis les premiers siècles du christianisme et ils ont toujours été partie intégrante de la vie et de la culture de la Nation. Cette communauté est réellement iranienne et son expérience séculaire de convivialité avec les croyants musulmans est d’une grande utilité pour la promotion d’une plus grande compréhension et coopération. Le Saint-Siège a confiance que les Autorités iraniennes sauront renforcer et garantir aux chrétiens la liberté de professer leur foi et assurer à la communauté catholique les conditions essentielles pour son existence, notamment la possibilité d’avoir un personnel religieux suffisant et des facilités de déplacement dans le pays pour assurer le service religieux des fidèles. Dans cette perspective, je souhaite qu’un dialogue confiant et sincère se développe avec les institutions du pays afin d’améliorer la situation des communautés chrétiennes et de leurs activités dans le contexte de la société civile ainsi que de faire croître leur sens de l’appartenance à la vie nationale. Pour sa part, le Saint-Siège dont il est dans la nature et dans la mission de s’intéresser directement à la vie des Eglises locales, souhaite faire les efforts nécessaires pour aider la communauté catholique en Iran à maintenir vivants les signes de la présence chrétienne, dans un esprit d’entente bienveillante avec tous.(…) SOURCE : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2910091_ambassadeur
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30-10-2009, 18:30:10 Ali Général
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HORRIFIÉS PAR GAZA, DES AMÉRICAINS JUIFS OSENT CRITIQUER ISRAËL !
Les Américains repensent Israël", c'est le titre d'un article paru sur le site américain The Nation lequel fait état d'un changement radical dans les attitudes des Juifs américains envers Israël. Signé par Adam Horowitz et Philip Weiss, l'article révèle que de nombreux juifs libéraux ont été choqués par la guerre de Gaza, au motif qu'Israël a utilisé une force écrasante contre une population civile sans défense, et qui lui est impossible de fuir. Selon les deux auteurs juifs américains, cet état de choc a été exacerbé par la montée au pouvoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dont la plate-forme explicitement anti-arabe a été en contradiction avec l'électorat juif américain qui venait de voter 4 pour 1 pour un président minoritaire. Puis par la tendance de certains Israéliens à écrire sur la "pourriture de la Diaspora». "Ce n'est pas étonnant de jeunes juifs américains se sentent de plus en plus indifférents au sujet d'un pays qui a été au centre de l'identité juive pendant quatre décennies" conclut les deux hommes. Ces remous dans la rue juive américaine seront couronnés à la fin d'octobre à Washington avec la première conférence nationale de J Street, le nouveau lobby pro-israélien réformiste, J Street . Créé depuis moins de deux ans, il a pour vocation de concurrencer l'autre lobby, l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee). Sans aller jusqu'a anticiper une révolution de velours dans la communauté juive, les deux journalistes évoquent des changements dans les attitudes à la base. Et d'expliquer que c'est la guerre contre Gaza qui a contribué à briser la résistance juive traditionnelle à toute critique contre Israël. Gaza était «pire désastre de relations publiques dans l'histoire d'Israël", dit MJ Rosenberg, un analyste de longue date de Washington qui se présente au Media Matters Action Network. Dans l'article plusieurs Juifs américains ayant rompu avec l'Etat juif en raison de sa conduite expriment leurs positions. Chroniqueur du New York Times, Roger Cohen a déclaré qu'il éprouvait un sentiment de honte pour les actions d'Israël, tandis que Michelle Goldberg a écrit dans le Guardian que l'assassinat par Israël de centaines de civils en représailles de tirs de roquettes était «brutal» et probablement «futile». Quoique consacrés amis d'Israël Leon Wieseltier et Michael Walzer ont quant à eux exprimé des doutes quant à l'utilisation disproportionnée de la force. Et quand bien même des dirigeants juifs réformistes hésitaient à critiquer la guerre, la gauche états-unienne a été dynamisé par l'horreur. Medea Benjamin, co-fondatrice de Code Pink, se jeta dans la cause de la liberté de Gaza (…) en dehors des sentiments de sa famille. Journaliste dans The Nation, Naomi Klein s'est même rendu à Ramallah, pour présenter ses excuses aux Palestiniens pour sa «lâcheté» pour ses positions antérieures. L'article évoque aussi des notables juifs, ceux qui ont fait écho à la perturbation et à la fureur qui ont éclaté parmi les Juifs partout dans le pays sur le comportement d'Israël. Le rabbin Rosen Brant d'Evanston, de l'Illinois, choqué par les rapports venants de la Bande de Gaza durant la guerre, a lu un texte sur l'expérience d'une famille palestinienne à Gaza, lors d'un panel dans la synagogue Reconstructionist à Evanston organisée par le groupe libéral v'Shalom Brit Tzedek . «Ce fut un témoignage déchirant. Il a provoqué quelques remous dans la congrégation. Certaines personnes étaient très en colère contre moi. D'autres étaient mal à l'aise, mais souhaitaient s'engager plus profondément», dit Rosen. Depuis, le rabbin a continué par engager une activité baptisé Ta'anit Tzedek, ou le Jeûne juif pour Gaza. Chaque mois, plus de soixante-dix rabbins à travers le pays ainsi que des dirigeants interconfessionnels et des individus concernés prennent part à un jeûne d'une journée afin de «mettre fin au silence de la communauté juive au cours de la punition collective d'Israël à Gaza." Selon l'article, les jeunes juifs ont joué un rôle clé. Un groupe de jeunes blogueurs, notamment Ezra Klein, Matt Yglesias, Spencer Ackerman et Dana Goldstein, ont critiqué Israël au point que Marty Peretz du périodique The New Republic ressentit le besoin de les calomnier pendant les combats à Gaza, en disant: «Je plains leur haine pour leur héritage. " Selon Rosenberg, ces jeunes se démarquent de plus en plus des thèses de l'AIPAC. (…) L'article évoque le cas de l'une d'entre eux, Dana Goldstein, 25ans, ancienne scénariste et rédactrice en chef de "The American Prospect". Ayant grandi dans une communauté conservatrice entretenant des liens étroits avec Israël, elle s'était abstenu durant de longues années d'écrire sur le Moyen-Orient, sous prétexte qu'il n'y avait rien à gagner à y faire face. Elle rompit avec l'offensive israélienne contre la bande de Gaza. "Le gouvernement israélien fait plus que dévaster une société déjà appauvrie; ce qui ne tardera pas à disséminer des graines de la haine dans la nouvelle génération de Palestiniens", écrivait-elle dans la TAP. Dana ajoute que Gaza a été d'autant plus consternant pour elle que l'élection de Barack Obama avait été pressenti comme un nouveau moment. "La communauté juive a aidé à élire Obama, parce qu'il avait une façon différente de parler du Moyen-Orient. Pour elle, le soutien sans faille des organisations juives pour les agressions d'Israël semble être une vieille école", explique-t-elle. http://www.thenation.com/doc/20091102/horowitz_weiss http://www.almanar.com.lb
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30-10-2009, 08:54:27 Ali Général
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Femmes voilées : laissons-les en paix ! Fabienne Brion Centre de recherches interdisciplinaires sur la déviance et la pénalité, UCL Philippe Van Parijs Chaire Hoover d’éthique économique et sociale, UCL Décidément, c'est un festival de bon sens que nous souffle Bruxelles. Les deux rédacteurs de cet article résument parfaitement le fond du problème par cette formule choc: avec le voile, ce n'est pas tant le sein que l'on ne saurait voir, mais la foi !
http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-10-27/femmes-voilees-laissons-paix-734864.shtml mardi 27 octobre 2009, 10:47 Des femmes et des jeunes filles musulmanes portent le foulard. Cela gêne, irrite, enrage même pas mal de monde. Le Vlaams Belang en premier, bien entendu. Mais derrière lui une foule bariolée que l’on n’a pas l’habitude de voir défiler ensemble, mais qui se retrouve ici pour réclamer à l’unisson l’interdiction du voile à l’école et en d’autres lieux. Nous sommes convaincus qu’ils ont tort. Pour le prouver il ne suffit pas d’invoquer la compagnie suspecte – même le Belang peut parfois avoir raison – ni la corrélation positive relevée par Vassilis Saroglou entre opposition au port du voile et propension aux attitudes racistes. Il faut plutôt tenter de faire comprendre à quel point les arguments invoqués pour persécuter le foulard sont d’une part aveugles à leur propre partialité et d’autre part trop peu sensibles aux conséquences qu’un brin de réflexion suffit à anticiper. Partialité d’abord. Les partisans de l’interdiction du foulard postulent que les musulmanes qui le portent y sont obligées par les hommes de leur communauté. Ce n’est pas toujours vrai, loin de là, mais supposons que ce le soit. Obliger des femmes, et seulement des femmes, à se couvrir la tête, nous dit-on, est une pratique qui entretient des liens évidents avec l’inégalité entre les sexes, avec la libido des hommes et avec la domination que ceux-ci exercent sur les femmes. C’est vrai. Mais cette asymétrie vestimentaire n’est pas exactement une exception dans les sociétés humaines. Ainsi, nous en connaissons une où les femmes portent fréquemment des jupes et d’inconfortables chaussures à talons hauts. Nous en connaissons même une où les hommes peuvent circuler torse nu dans les parcs publics et les piscines sans être inquiétés, et où les femmes qui feraient de même seraient illico embarquées pour outrage aux bonnes mœurs. Qui niera que ceci aussi ait quelque chose à voir avec la libido masculine et l’oppression des femmes ? Pourtant, curieusement, personne ne semble prôner l’interdiction du soutien-gorge dans les piscines avec la même ardeur que l’interdiction du foulard à l’école. Les critères de décence varient d’une culture à l’autre. Dans les sociétés libérales comme dans les sociétés musulmanes, la différenciation sexuelle de ces critères est la règle et manifeste des rapports de pouvoir complexes entre les sexes. L’obsession actuelle pour le foulard semble donc difficilement pouvoir échapper à l’objection des « deux poids, deux mesures ». Loin de défendre « nos valeurs », elle viole l’idéal de respect mutuel impartial dont se revendiquent nos démocraties libérales. Cette obsession éradicatrice ne fait pas meilleur ménage avec l’idéal de liberté. Remplacer une obligation héritée d’un père ou d’une mère par une interdiction imposée par un directeur ou un ministre ne peut être jugé libérateur que par ceux qui se font de la liberté une conception bien particulière. La liberté, c’est avoir le droit de poser des choix. C’est être considéré comme capable d’en poser. C’est surtout en avoir réellement la possibilité. De ce point de vue, la question du port du foulard est bien superficielle. Bien plus cruciale est la question de savoir comment fournir aux élèves musulmanes comme à tous les adultes de demain une formation scolaire qui augmente leur marge de choix dans tous les domaines. Et qui permette ainsi de réduire les inégalités liées au sexe, à la classe sociale ou à « l’ethnicité », au lieu de les perpétuer. Pareils raisonnements n’évacuent-ils pas une dimension centrale de la question, sa dimension religieuse ? Si on porte le foulard, c’est certes parce qu’on est femme, mais aussi parce qu’on est musulmane. Ici encore, ce n’est pas toujours vrai : les immigrées chrétiennes d’origine arménienne ou araméenne ne portent guère moins le foulard que les femmes musulmanes de la même génération. Mais peu importe. Supposons que tous voient dans le port du foulard une obligation religieuse. Et alors ? La foi serait-elle un nouveau pudendum ? Et la manifestation d’une conviction religieuse, une forme d’attentat à la pudeur ? Après Le sexe et l’effroi (Pascal Quignard, éd. Gallimard), le moment est-il venu de passer à Dieu et l’effroi ? Et de cacher non seulement ce sein, mais cette croyance que l’on ne saurait voir ? Tel fondamentalisme impose aux musulmanes de coiffer le foulard avant d’émerger de leur maison ; tel autre exige qu’elles l’ôtent avant de franchir le seuil d’un parlement ou d’une école. Entre l’un et l’autre, la différence est-elle si évidente ? Cette cécité à sa propre partialité prêterait à sourire si elle était sans conséquence. Ce n’est pas le cas. Même du point de vue des objectifs proclamés par les partisans de l’interdiction, la mesure serait gravement contre-productive. En premier lieu, parce qu’elle pousse à la radicalisation. Les musulmanes sont devenues l’objet d’un conflit visant à déterminer comment il convient qu’elles s’habillent. Est-il si difficile de voir qu’il s’agit là d’une manière de s’approprier leur corps ? De comprendre que cette appropriation puisse susciter des réactions de crispation ? De se rappeler que la stigmatisation incite à retourner le stigmate ? D’imaginer, enfin, que la disqualification des pères et des frères ou de la religion des ancêtres invite cent Antigone voilées à se soulever, comme dans la pièce de François Ost ? Cent Antigone qui, forcées de se soumettre à une interdiction perçue comme arbitraire et humiliante, arboreront le foulard ailleurs avec d’autant plus d’ardeur, voire d’extravagance ? En second lieu, parce qu’elle comporte un risque sérieux de piliarisation perverse de notre système scolaire. Il existe un moyen de contourner l’interdiction proposée : la création d’écoles musulmanes, dans lesquelles le port du foulard pourra être imposé comme l’est aujourd’hui le port de la kipa dans les écoles juives. Cette solution, que notre constitution autorise, serait un désastre, en raison d’une corrélation entre confession religieuse et catégorie socioéconomique qui n’a jamais existé pour les écoles catholiques et les écoles juives. La ghettoïsation des écoles accueillant les enfants d’origine marocaine et turque, déjà excessive aujourd’hui, s’en trouverait encore renforcée. Il nous faut aujourd’hui apprendre à vivre avec une pluralité nouvelle et irréversible. Pour y faire face efficacement et équitablement, il faut résister à la tentation d’imposer à toutes et à tous le moule auquel nous sommes accoutumés. Il faut au contraire infléchir nos institutions d’enseignement, officielles ou libres, confessionnelles ou non, de la maternelle à l’université, de manière à ce que musulmans et non musulmans puissent les fréquenter côte à côte, en s’y sentant toutes et tous pleinement respectés et reconnus. Il faut dès lors abandonner toute velléité d’interdiction générale du foulard. Il faut aussi récuser l’option irresponsable de laisser à chaque établissement la faculté de l’interdire ou de l’autoriser, avec pour effet, à terme, d’induire une concentration intenable dans les établissements qui ne l’interdiraient pas. Il faut au contraire avoir le courage d’interdire l’interdiction au niveau de l’ensemble de la Communauté française et de la Communauté flamande. Au lieu de s’accrocher fébrilement à un passé révolu, il faut affronter lucidement le présent. Sans nullement renoncer à nos valeurs de tolérance et de solidarité. Au contraire, en les mettant en œuvre avec cohérence et fermeté. Face aux femmes et aux jeunes filles voilées, la fidélité à ces valeurs exige avant tout qu’on leur permette de se former sereinement à la citoyenneté et à l’emploi dans des écoles où elles côtoient des élèves très différents d’elles-mêmes sans avoir le sentiment de devoir renoncer à leur identité. Elle ne requiert donc nullement que nous nous acharnions à les dépouiller de leurs foulards. Elle requiert au contraire qu’on les laisse en paix.
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28-10-2009, 18:30:08 Ali Général
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Que tous mes détracteurs en prennent de la graine ! Justice/Belgique: dénoncer les crimes d’Israël n’est pas antisémite 26 octobre 2009 par F&R Il y a quelques mois, en pleine Opération Plomb Durci, l’ancien ministre belge de la Défense, André Flahaut, avait violemment critiqué la politique israélienne et dénoncé ses crimes lors d’un discours en marge d’une manifestation de soutien aux Palestiniens. Il avait notamment comparé l’attitude d’Israël à celle des Nazis (une accusation très fréquente, au passage) ce qui lui avait attiré les foudres des milieux sionistes du pays qui, par l’intermédiaire de Joël Rubinfeld, le président du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) l’avaient taxé d’antisémite. “Je suis déterminé à lutter contre tous les extrémismes, tous les nazismes, tous les fascismes où qu’ils se trouvent et au moment où ils se présentent” avait-il déclaré. André Flahaut a alors entrepris d’attaquer le CCOJB en justice. Il a finalement remporté le procès. Le tribunal a jugé que “l’accusation d’antisémitisme” constituait “une atteinte à son honneur et à sa réputation” et que les propos de l’ancien ministre étaient empreints d’un “caractère humaniste“. Rubinfeld et le CCOJB ont été condamnés à verser 1€ symbolique en plus du montant des frais de justice de la partie adverse. Au delà du fait circonscrit, la portée de cette décision a une certaine importance à l’heure où les milieux pro-israéliens tentent de criminaliser l’antisionisme et la dénonciation des crimes israéliens.
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27-10-2009, 17:31:06 Ali Général
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Nos amis d'Anvers célèbrent la mémoire de ce juste qui s'opposa aux visées criminelles des sionistes, et le paya de sa vie ! 
JACOB ISRAËL DE HAAN (1881-1924) A l’époque du Mandat Britannique (depuis 1919), les Juifs établis de longue date en Palestine luttèrent pour leurs droits contre les sionistes. Ils inondèrent le Parlement anglais et la Société des Nations avec des mémorandums et pamphlets. Lorsqu’il s’avéra que les sionistes réussirent à s’emparer du pouvoir politique, les rabbins s’adressèrent aux potentats arabes de l’époque pour les assurer de leur fidélité et proclamer qu’ils ne désiraient en aucun cas se mettre sous la domination des sionistes. Sur ces faits, les sionistes assassinèrent Jacob Israël DE HAAN, sous accusation de « trahison ». Quelques années auparavant DE HAAN s’était établi en Palestine en tant que sioniste religieux fervent. Lorsqu’il se rendit compte avec qui il eut à faire, il se détourna d’eux et lutta dans les rangs des Juifs orthodoxes traditionnels de Palestine. |
Source : http://www.bloggen.be/yechouroun/archief.php?ID=513833 |
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25-10-2009, 17:55:47 Ali Général
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Communiqué du Parti Anti Sioniste Depuis plusieurs jours, 103 ressortissants de l’Union Européenne sont bloqués à Port-Saïd (Égypte) dans l’attente de pouvoir entrer dans Gaza. Ces membres de L’Association de Bienfaisance et Secours aux Palestiniens (ABSP) veulent livrer aux habitants de Gaza, victimes de l’agression sioniste et du blocus israélien, une centaine de camions transportant médicaments et fournitures scolaires. Le caractère humanitaire de cette action est indéniable. C’est pourquoi le Parti Anti Sioniste demande aux Autorités égyptiennes de faire rapidement le nécessaire pour que ce convoi humanitaire puisse entrer à Gaza et venir en aide à ses habitants. L’opinion publique ne comprend pas que l’Égypte empêche l’aide humanitaire de parvenir aux victimes. Nous demandons à tous ceux qui souhaitent venir en aide aux populations de Gaza de répercuter notre demande notamment en demandant à son Excellence l’Ambassadeur de la République arabe d’Égypte de bien vouloir alerter son gouvernement afin qu’il laisse passer ce convoi humanitaire. Adressez vos mails en ce sens auprès de l’Ambassade de la République arabe d’Égypte Adresse mail : ambassadedegypteaparis@hotmail.com
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22-10-2009, 16:03:34 Ali Général
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« L'armée peut capturer, abattre des terroristes, mais quand le terrorisme traduit la volonté de survie d'un peuple, il ne peut être combattu qu'en accordant sa dignité à ce peuple ». Théo Klein, ancien président du CRIF,
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