NOUR AL ISLAM Dieu (swt) et Sa Création attestent qu'il n'y a pas de dieux sauf Lui, Le Vivant, Le Subsistant, L'Unique et sans associé et que Muhammad (saws) est Son Serviteur et Son Messager et que 'Ali est l'Ami de Dieu.
Français de souche, converti à l'islam shî'ite, universitaire retraité mais toujours actif dans la lutte contre l'injustice, le mensonge, la dissimulation et le sophisme.
Mes blogs ne sont qu'une manifestation de ma résistance à la pensée inique.
Je ne souhaite pas de commentaires, l'expérience m'ayant appris qu'ils sont le dépotoir des pulsions les plus abjectes et fascisantes de nos ennemis. On discute avec un adversaire, un ennemi on le neutralise.
30-06-2009
Pourquoi elles portent la niqab
Hier, Yves Calvi a cru bon de faire une demi-émission sur le port de la niqab/burqa et de la nécessité de légiférer à ce sujet ou non. Faut croire que le sujet est porteur. Toujours est-il qu'il permet à des tas de gens plus ou moins au faîte de la question de pérorer, de se donner l'air qui n'est, en définitive, que celui de leur fatuité. En tête de ce casting de demi-instruits, Miss Fadela Amara, beurette de service dans le gouvernement Sarkozy, dont je n'ai pas saisi grand chose de l'abyssal babil. Idem pour Madame Badinter dont la vocation est de sauver les femmes et de faire leur bonheur malgré elles. Abdennour Bidar est brillant, il n'a plus à nous le prouver, mais, bon Dieu de bon sang, qu'il ouvre les yeux et réalise une fois pour toutes que l'islam des Lumières dont il se fait le chantre ne se réalisera pas dans cette pseudo-république sarkozyste qui n'est que le repaire d'une bande sans foi ni loi.
Le seul qui semblait y connaître quelque chose était ce jeune homme qui dirige l'observatoire des religions, le aussi seul à tenir, avec le représentant des musulmans, un discours cohérent, réaliste d'où toute option partisane est exclue. Il ne fut pas entendu tant Miss Amara accaparait caméras et micros pour nous débiter sa propagande sur l'air du « on fait tout pour que cela aille mieux dans les banlieues... » et Madame Badinter de nous décliner « humanité » sous toutes les coutures.
Ce que peu ont compris, c'est que si certaines musulmanes se voilent la face, c'est que tout simplement, au-delà de ne pas vouloir être vues, elles ne veulent plus nous voir.
Elle ne veulent plus voir la société civile dans laquelle elles vivent. C'est une réaction d'adolescent perturbé peut-être, mais elle doit être prise en compte.
Et si elles ne veulent plus voir, c'est qu'elles ont des raisons qui sont très évidentes et qui pourraient toutes êtres cataloguées, ce serait trop long pour ce modeste papier. Soyez musulman, promenez-vous avec un patronyme arabe, tentez de trouver du travail, de vous intégrer dans des corps aussi « républicain » que la police, la gendarmerie ou l'armée. Vous m'en direz des nouvelles ! Soyez une femme croyante et farcissez-vous, sur votre lieu de travail par exemple, les blagues salaces, les lourdes allusions, les propositions crues, les remarques insultantes si vous refusez. Sur les affiches, on trouve normal de dénuder des femmes pour vendre des cacahuètes, les rues sont encombrées de « boudins » en mini-jupes provocantes, les plages n'en parlons pas, mais ce qui fait scandale, c'est une femme voilée !
Il y a de quoi désespérer et se voiler, une fois pour toute, la face !
C'est un erreur que de se la voiler, c'est pratiquer la politique de l'autruche, s'enfermer dans une galaxie; la réaction saine, naturelle et courageuse, c'est de prendre les armes et de combattre tout ce qui pollue cette société qui sue la haine de tout ce qui n'est pas conforme à son modèle. Contester, ce n'est pas se cacher, c'est, au contraire, se dévoiler, accuser, frapper là où cela fait mal.
Le voile comme arme de combat ? Possible, mais tout juste au stade de la provocation.
A laquelle succombent tous les gogos qui n'attendent qu'une occasion pour casser du musulman.
Et dont profitent ces petits journalistes aux ordres et à l'obsession de l'audimat !
Incroyable mais vrai ! Cela se passe aux Etats-Unis dans une église évangélique, la "Manifested Glory Ministers", quelque part dans le Connecticut. Un adolescent suspecté d'être homosexuel est soumis à une séance d'exorcisme...
L’anti-sémitisme, comme toute forme de racisme, est foncièrement opposé aux valeurs islamiques. Affirmant la fraternité de tous les êtres humains, Allah nous dit dans le Coran : « O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous vous avons désignés en nations et tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Oui, plus noble des vôtres, auprès d’Allah, c’est le plus pieux des vôtres. Allah est savant, connaisseur, vraiment »[1].
De même, répudiant toute forme de racisme, le Prophète Mohammed expliquait : « O les hommes ! Celui que vous adorez est un, et votre père est un. Pas de supériorité à un Arabe sur un non Arabe, ni à un non Arabe sur un Arabe, ni à un blanc sur un noir, ni à un noir sur un blanc. La seule supériorité qui compte [auprès d’Allah] est celle de la piété. Ai-je transmis le message ? »[2].
C’est cette opposition foncière de l’islam à toute forme de racisme, et donc à l’anti-sémitisme, qui est à l’origine de notre refus de toute idéologie raciste, xénophobe, suprématiste, impérialiste et colonialiste. En conséquence, nous ne pouvons que nous affirmer résolument anti-sionistes étant entendu que le sionisme est une idéologie raciste et colonialiste.
Cette idéologie raciste et colonialiste était revendiquée par Théodore Herzl dans son livre sur l’Etat juif lorsqu’il expliquait : « Pour l’Europe nous constituerons là-bas un morceau du rempart contre l’Asie, nous serions la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie ».
A propos de la population palestinienne, dès 1937, David Ben Gourion affirmait : « Nous devons chasser les Arabes et prendre leur place ». Le fondateur de l’Etat sioniste ne montrait guère plus de compassion envers les Juifs d’ Europe de l’Est victimes du nazisme. Le 8 décembre 1942, Ben Gourion déclara lors d’une réunion de responsables du Mapaï [le Parti ouvrier d’Israël, ancêtre du Parti travailliste] : « Le désastre qu’affronte le judaïsme européen n’est pas mon affaire »[3].
Expliquant le caractère colonial de l’Etat sioniste, Moshé Dayan déclarait dans le journal Haaretz du 4 avril 1969 : « Des villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas le nom de ces villages arabes, et vous n’êtes pas à blâmer parce que les livres de géographie n’existent plus. Non seulement ils n’existent plus, mais les villages arabes non plus […]. Il n’y a pas un seul endroit dans ce pays qui n’ait pas eu auparavant une population arabe ».
Le caractère colonialiste du sionisme était clairement revendiqué par l’idéologue de la droite sioniste Zeev Jabotinsky dans son ouvrage intitulé The Iron Wall : « La colonisation sioniste doit être exécutée contre la volonté de la population autochtone. C’est pourquoi cette colonisation doit continuer seulement sous la protection d’une puissance indépendante de la population locale, tel un mur d’acier capable de résister à la pression de la population locale. Ceci est notre politique à l’égard des Arabes […]. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque riche personne ou bienfaiteur qui vous en fournirait ». Jabotinsky concluait son propos en affirmant « Le sionisme est une aventure de colonisation et c’est pour cela qu’elle est dépendante d’une force armée ».
Contre toute idéologie colonialiste nous jugeons complètement inacceptable le fait de mettre sur le même plan l’oppresseur et l’opprimé, le colonisateur et le colonisé et donc l’armée israélienne et la résistance du peuple palestinien.
Aujourd’hui, il n’y a aucun, absolument aucun, danger à caricaturer le Pape ou le Prophète, à collectionner les mots graveleux, les blagues, les adjectifs méprisants dont ils sont la cible.
Curieux que le Pape Benoît, dans cette hystérie, ait rejoint Muhammad, mais pas tant que ça. Voyez la bronca qui s’est élevée quant le Pape a décidé de réintégrer ceux des catholiques qui suivaient le message de Mgr. Lefebvre. Ces derniers ne sont pas seulement les zélateurs de la messe en latin (en quoi, je trouve qu’ils ont parfaitement raison), ce sont des hommes et des femmes pour qui la foi n’est pas un passe-temps pour les dimanche mornes ou un prétexte de fêtes à baptêmes, mariages, communions ou funérailles, ils ont compris que la foi est un feu qui brûle dans ce qu’il y a de plus intime dans l’âme humaine. Et ils le mettent en pratique, ce n’est pas toujours facile et certainement pas dans ce monde matérialisé qui voit dans le Veau d’Or le nec plus ultra de la destinée de l’homme.
La foi est un feu, c’est aussi un glaive. Jésus l’avait parfaitement compris : « Je ne suis pas venu pour apporter la paix, mais le glaive ! ». Elle fait du croyant un militant, un témoin et, en grec, témoin et martyr c’est le même mot.
On l’aura compris, rien de très moderne dans cette acception de la foi. A l’heure où le « self service » spirituel fait florès, voir des gens bien sous tous rapports s’imposer une discipline, s’asteindre à une obéissance, cela fait désordre et cela se doit d’être dénoncé. Ce qui, bien sûr, fut fait et plus vite que vous ne le pensez.
Les catholiques sont suspects. Ils voient le monde aller et venir tout au long de ses brisants dangereux qui ont pour nom la bio-éthique, la relativité morale, l’humanisme érigé en dogme et ils se méfient. Suffisant pour qu’ils soient cloués au pilori. Avec les musulmans. Comme quoi les grandes esprits se rencontrent !
Alors les médias montent au creneau. Ils se prend pour qui ce Pape allemand qui, jeune, a revêtu l’uniforme de la Hitlerjugend ? ( refrain repris en boucle...) Qui n’est qu’un intellectuel coupé des réalités quotidiennes de ses fidèles, qui est un conservateur attardé sur la scène contemporaine, un contempteur de la sexualité, j’en passe et des meilleures.
En fait, ce Pape a compris que, pour les croyants, les temps deviennent difficiles et que ce n’est pas en abdiquant aux modes du jour que la foi se réaffirmera. Qu’en matière de foi, il n’y a pas de tièdeut qui tienne. La foi chrétienne est un cri, une affirmation forte qui déplace les montagnes et, pour ce faire, ce n’est pas la quantité mais la qualité qui compte.
D’où son rapprochement avec la Fraternité Pie X, son désir de se réconcilier totalement avec les orthodoxes. Et de ne pas s’embarrasser des modes qui vont et viennent !
Alors, on les met dans le même panier, catholiques et musulmans, tous des fanatiques, coupés du monde, qui dénoncent ce qui fait les délices de l’existence : l’argent, le sexe, la facilité. Pour qui c’est péché que de faire de l’homme une marchandise que l’on produit vend, utilise, jette. Et qui mettent l’homme et la femme, chacun dans leur diversité, face à leurs responsabilités naturelles. Jean-Paul II aimait sacrifier aux médias et il l’a fait en virtuose. Mais cette manière de faire a ses limites et Benoît XVI a parfaitement compris que le temps est venu de rétablir le cap. Les vents sont contraires et les courants aussi. Qu’importe, dans la pire des tempêtes des hommes d’exception savent marcher sur les flots !
M. Sarkozy a reçu aujourd’hui « Bibi » Netanyahou, le chef de l’entité sioniste en Palestine et qui, nonobstant son diminutif, est une fière et sanglante crapule. Ils sont tous les deux d’accord pour affirmer que moins il y aura d’Iran plus la vie sera belle. Sarkozy a, biensûr, évoqué la poursuite de la colonisation en Cisjordanie qui déplaît tant à son « copain » Obama et la création d’un Etat palestinien, Netanyahou s’en fout et, entre nous, Sarkozy aussi. La récente nomination de Pierre Lellouche, sioniste on ne peut plus convaincu, a été saluée avec « grande satisfaction » par les sionistes de l’entité. Avec lui, ne vous attendez pas à des avancées dans la construction européenne, mais putôt à un ancrage encore plus définitif des sionistes dans l’Europe de Bruxelles !
Et malgré tout cela, la France n’a pas la cote en Israël, on se demande pourquoi.
Sous le titre « La France humiliée par Tsahal » , Libération de ce jour nous apprend que lundi dernier, la directrice du Centre Culturel français de Naplouse a été jetée à terre par des soldats sionistes, rouée de coups et menacée (en anglais) par un de ces sbires : « Je peux te tuer ! »
On (le quai d’Orsay) a déconseillé à cette dame de porter plainte pour ne pas « gêner » la visite de Netanyahou à son copain Sarko. Délicatesse, quand tu nous tiens !
Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalen ouest, Olivier Debray, qui s’est fait insulter par des soldats.
Les violations régulières des usages consulaires ne se comptent plus. Le 11 juin 2008, la consule adjointe à Jérusalem a été retenue dix-sept heures, sans nourriture ni boisson, à un check point près de Gaza. Là dessus, aussi, on se tait à Paris.
Occupation, à Gaza, de l’agent consulaire français. En son absence, les soldat sionistes saccagent le domicile, volent une somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur, détruisent la thèse sur laquelle il travaillait et ont souillé le drapeau français de leurs excréments. Pas de protestation du Quai d’Orsay !
Occupation semblable chez une professeure palestinienne de français du centre culturel de Gaza. Sur la bibliothèque dévastées, les soldats ont écrit « Sale arabe, ont (sic) va te tuer »
Je viens de lire deux, trois articles très intéressants parlant d'Alain Badiou qui affirme que Saint Paul était communiste, ou du moins collectiviste. On peut aussi rapprocher les travaux de Marx des écrits de Saint Augustin. Il y a aussi plusieurs sermons de Bossuet, des pamphlets de Bernanos ou de Léon Bloy contre les bourgeois et leur bien-pensance qui donnent superficiellement raison à Badiou, contre les catholiques qui n'allaient pas jusqu'au bout de la radicalité évangélique. Il est vrai aussi que les premiers chrétiens vivaient dans des communautés fondées sur un partage complet et équitable des richesses. Ce qu'ils ont oublié maintenant pour beaucoup, malheureusement, oubliant même la fraternité avec leurs frères et soeurs d'Orient. Il est vrai aussi qu'un chrétien ne peut pas être libéral sans se dédire.
Mais les buts sont radicalement différents. Comme l'a rappelé Benoît XVI dans "le sel de la terre" avant qu'il ne devienne Pape, le but du christianisme actuel quant à la société est de faire évoluer celle-ci du rapport de forces obligatoire à une société plus fraternelle, par une spiritualité solide mais pas par l'affrontement ou la révolution. Il y a aussi que le but des idéologies (à l'inverse c'est la même chose pour le libéralisme qui aimerait bien créer un "homo consommatorum" docile et polyvalent) est de créer un homme nouveau, tandis que celui de la foi chrétienne est que l'être humain le devienne enfin pleinement, avec toutes ses faiblesses. Avec la théologie de la Libération, on a pu croire qu'une alliance était possible. Mais prétendre que l'on tue au nom d'un Dieu que l'on place à ses côtés, comme ceux d'en face, c'est un blasphème.
Badiou et Saint Paul ne sont pas si éloignés, après tout Saint Paul s'inspire du stoïcisme et de l'épicurisme. Mais la Foi les sépare, peut-être pas pour très longtemps, qui sait ?
Voilà le témoignage d'un catholique traditionnel sur la burqa (niqab). Je le livre en précisant que j'émets quelques réserves sur son jugement, par ailleurs tout-à-fait logique et respectable de son point de vue.
http://intransigeants.wordpress.com/
Billet d’humeur personnel … Les propos ci dessous n’engagent que moi …
Se couvrir la tête, au moins durant le temps de prière, est un geste de respect envers Dieu pour les jeunes filles et dames Catholiques … Photo : de jeunes communiantes …
Quand je croise une femme en burqah durant mes voyages dans les grandes villes, je ne dirais pas que j’en ressens une impression très positive. Ca me rappelle que dans certains quartiers, je ne suis pas vraiment dans mon pays tellement le taux d’immigration massive y est élevé. La burqah souligne au centuple ce que je discerne comme une “différence”, un phénomène qui s’avère très problématique puisque certains pourraient s’en servir en la montrant du doigt pour engendrer de graves tensions sur mon propre sol. Cette “richesse multiculturelle”, personne ne l’a souhaitée, mis à part nos élites au pouvoir.
C’est précisément ce qui me pose problème. Les mêmes qui usent et abusent de l’immigration massive pour faire baisser nos salaires, monter le chômage, nous métisser et nous déraciner pour nous transformer tous en bétail à exploiter, sont les mêmes personnes qui nous expliquent à présent qu’il faudrait interdire la burqah. Pourquoi faire ? Pour engendrer encore plus de tensions ou pour transformer les petites afghanes et Pakistanaises en trainées occidentales ?
… Et si, à la place, ils commençaient déjà par cesser de faire rentrer des immigrés par milliers ? La situation ne s’améliorerait elle déjà pas un petit peu ?
Le pire n’est pas là. Pendant que les communistes, sociaux-démocrates et libéraux, bref toute la purulence républicaine, s’allient pour prohiber la burqah dans les lieux publics, je surprend sur internet des “nationaux” hurler avec les loups au nom de la “culture française”. Mais quitte à y réfléchir à cette notion, finalement … de quelle culture française parlent-ils au fait ? La mini jupe et le string ? … Et que des immigrées se promènent en burqah ou pas, ça change quoi au problème de l’immigration massive ? Il faudrait préférer qu’elles lâchent ce mode de vie pour se transformer en pouffiasses occidentales ?
Soit on est pour le Modernisme, soit on est pour la Tradition. Soit on est pour la République, soit on est pour le règne du Christ-roi et on ne hurle pas avec elle. Soit on est pour la pudicité, soit on est contre la pudicité. Soit on est pour le système, soit on est contre le système. Il n’y a rien entre les deux. On est avec le Christ ou on ne l’est pas.
Je suis un Catholique profondément croyant et, de ce fait, je suppose que les lecteurs non-Catholiques comprendront que je crois que ma religion est la bonne. Je ne crois pas qu’une personne non-Catholique puisse se sauver grâce à ses croyances religieuses ou philosophiques mais malgré celles ci, à certaines conditions. C’est normal, ou sinon je n’aurais pas de raison d’être Catholique et je relativiserais complètement ma foi.
Mais le fait d’être Catholique est-il une raison pour souhaiter aux non-Catholiques ce que je ne souhaite pas pour mes frères et soeurs en religion ? Je ne souhaite pas le modernisme dans la tenue vestimentaire, alors pourquoi donc est-ce que je le souhaiterais pour les autres ?
J’ai beaucoup plus de respect pour une femme musulmane voilée en rue, même si elle n’est ni de ma religion ni de mon ethnie, que pour une fille – même “chrétienne – qui s’habillerait sciemment ou non comme une trainée. Je n’y peu rien, c’est comme ça et c’est pareil pour tous les hommes. Un homme ne peut pas avoir des pensées respectueuses quand il croise une jolie fille dans un accoutrement mettant bien en évidence sa peau (ventre, cuisses, décolletés …) et ses formes, dire le contraire serait mentir. Il aura des idées impures, cela est certain. S’il est croyant, il s’obligera détourner le regard et de ne plus y penser, ou sinon cela relèvera du péché.
Oui, je suis totalement favorable au port du voile pour les dames. Durant la prière, cela me semble être vivement un impératif (mantille, foulard voire chapeau féminin … Relire les épitres de Saint Paul). Dans la rue, je trouve cela très bien aussi dans l’absolu. Nos grand-mères, arrières grands mères (etc …) le faisaient, pourquoi ne recommencerions nous pas ? Encore de nos jours, dans les campagnes, de nombreuses dames Françaises continuent. Et c’est d’autant plus le cas dans bien d’autres pays d’Europe, en particulier à l’Est !
Ce qui compte avant tout, en dehors de la question du couvre-chef féminin, c’est la tenue vestimentaire traditionnelle. Il est bon qu’une jeune fille ou dame s’habille avec une tenue sobre, pudique et sans excentricités.
Observez mes talents de dessinateurs. Pour moi, la tenue traditionnelle féminine idéale doit être comme ceci :
On peut observer ce genre de tenue dans toutes les communautés traditionnelles : Catholiques tradis, juives tradis, musulmanes tradis (le voile en plus la plupart du temps). Elles dégagent chez moi un respect que je ne pourrais pas avoir pour d’autres dames, malgré que j’essaye tant bien que mal en rue de maitriser mes pensées vis à vis de ces dernières !
Toutes mes filles s’habilleront comme cela. Si un jour le “voile” (ou foulard ou autre …) recommençait à se banaliser à l’extérieur des lieux de cultes dans les milieux Catholiques, je crois que mes filles le porteront aussi.
Certains vont me traiter d’ “islamophile”. Or, le fait est que je trouve la tenue des musulmanes traditionnelles beaucoup plus pudique, beaucoup plus pieuse, c’est à dire même beaucoup plus “Catholique” que la tenue de nos petites Françaises en général. Et pour les Catholiques qui me diraient “oui à la Tradition, mais quand même, vous exagérez … Le voile, c’est trop !” je leur répondrais qu’ils sont censés prier tous les jours une dame voilée. J’irais même plus loin : discréditer en paroles une femme simplement parce qu’elle porte le voile, qu’elle soit musulmane ou non, c’est insulter la Sainte Vierge.
Pour conclure mes propos et pour revenir sur la question de la burqah, je vais pousser mon raisonnement jusqu’au bout, histoire de garder une certaine logique. Pour les petites afghagnes et Pakistanaises, entre la burkah et le string, je préfère très franchement qu’elles gardent la burkah ! Rien à faire des “valeurs républicaines” ! Ce n’est pas notre problème ! C’est un code vestimentaire à mille lieues du notre, y compris dans la Tradition, mais certainement plus honorable que la mini-jupe. Et oser dire cela ne signifie en rien un quelconque soutien à la politique d’immigration massive, bien au contraire. C’est une logique anti-intégrationniste, tout simplement.
Les élections sont derrière nous, tout comme le championnat de foot, le tour de France, c'est pour bientôt et, en attendant, un grave souci se profile à l'horizon républicain: le niqab, parfois improprement appelé burqa.
Souci à ce point urgent que M. le Président de la République, en personne, va se pencher dessus et sans tarder.
Des femmes avec niqab, j'en ai croisées trois la semaine dernière à Marseille. Il y en a ailleurs, il n'y en a pas beaucoup mais assez pour qu'on les remarque. Autant le dire de suite; cela me désole.
Le Coran est très clair: « Croyants, revêtez vos femmes de voiles, afin qu'elles se fassent connaître et qu'elles ne soient point offensées. »
« Afin qu'elles se fassent connaître » implique un processus d'intégration. A l'époque, les femmes étaient confinées, avec la marmaille, dans le gynécée; vu la chaleur elles étaient légèrement vêtues. L'islam leur demande de sortir, donc de se vêtir, afin de se faire connaître, donc d'être reconnue et intégrée au sein de la communauté islamique.. Où la femme doit-elle porter le voile ? Une localisation est précisée dans le Coran: la poitrine.
Quant au reste, le Coran demande aux hommes et aux femmes d'être modestes et pudiques dans leur manière d'agir et de faire. Rien de très contraignant.
Dans un contexte européen, il est clair que se revêtir de telle façon signifie un refus d'intégration. Dès lors, ces femmes qui se veulent excellentes musulmanes, trahissent inconsciemment la prescription coranique.
Elles illustrent, à leur manière, une tendance ethnocentriste qui n'a pas sa place en Europe. Chez nous, l'islam sera européen. Les jeunes issus de l'immigration sont aujourd'hui des européens à part entière, même si cette part certains la leur contestent. L'Islam en Europe, ce n'est pas une continuation de l'islam du Maghreb ou de l'Afrique, c'est l'islam des musulmans d'Europe et de leur sensibilité propre. Rien à voir avec des coutumes étrangères à notre continent. Cessons de faire du niqab, un prurit tout-à-fait anecdotique, une affaire d'Etat. Il y a d'autres problèmes autrement plus urgents à régler. Mais, après tout, pour détourner votre attention, rien ne vaut une hyper-voilée...
La Palestine de Netanyahu ou le couteau de Lichtenberg
Brahim Senouci
Qui a dit que les meilleures plaisanteries étaient les plus courtes ?
Ce n’est apparemment pas l’avis des Israéliens. Ils trouvent la farce qu’ils racontent au monde depuis 61 ans tellement à leur goût qu’ils ne se lassent pas de la resservir.
Tout le monde a connu ou connait ces prétendus boute-en-train qui ressassent les mêmes histoires dont ils sont les seuls à rire et que finissent par fuir les plus indulgents des auditoires. Il y a toutefois une différence entre ces mauvais plaisants et Israël. C’est que, au contraire des premiers, Israël bénéficie d’un public attentif, prêt, non à rire, mais à approuver de manière sentencieuse les éternelles resucées d’une même vieille blague.
* Un Etat Palestinien, mais comment donc ! A condition d’accepter des contraintes mineures telles que :
* Pas de définition des frontières qui seront de toutes façons gardées par Israël
* Pas de contrôle de l’espace aérien
* Maintien et extension des colonies
* Pas de compromis sur Jérusalem, "capitale éternelle et indivisible d’Israël"
* Interdiction de vous doter d’une armée pour vous défendre (mais qui donc pourrait vous vouloir du mal ?),
* Ne prononcez jamais le mot obscène de "réfugiés".
* Pas d’alliance avec des pays étrangers autres que ceux agréés par Israël.
* Seront négociés la paie des cantonniers, les règles de priorité pour la circulation automobile, le droit de battre monnaie…
Vous ne voulez pas ? C’est bien la preuve que vous êtes des terroristes et que vous ne comprenez que le langage de la force !
Le discours de Netanyahu ne constitue certes pas une surprise. Il aurait fallu être d’une extrême naïveté pour attendre de son intervention une avancée vers la paix par le droit. En fait, on attendait surtout l’attitude des sponsors habituels d’Israël et on en escomptait vaguement une réaction musclée. Saluer ce discours comme un "progrès", comme l’ont fait d’une même voix les Etats-Unis et l’Europe, jette une ombre sur l’espoir soulevé par le discours du Caire du Président Obama et la faveur avec laquelle il avait été accueilli en Occident et dans les pays arabo-musulmans. Cette attitude montre que rien n’a changé au fond. Il ne faut certes pas dénier au Président Obama d’avoir montré une réelle compassion envers les Palestiniens. La compassion ne peut toutefois tenir lieu de politique. Ce qu’il faut, c’est rétablir les Palestiniens dans la plénitude de leurs droits. Si l’Occident, notamment le Président Obama, veut réellement instaurer un nouveau climat dans les relations internationales, il doit rompre avec cette étrange mansuétude qui lui tient lieu de langage politique avec Israël. S’il veut réellement assécher le lit du terrorisme, il doit mettre fin aux situations d’injustice qu’il a lui-même créées et qu’il contribue à perpétuer. S’il veut montrer son désir d’en finir, non seulement avec la colonisation mais avec la matrice intellectuelle qui l’a produite, il faut qu’il cesse de presser les populations victimes d’accepter d’être les dindons de la farce de l’éternel marché de dupes. Le moins qu’on puisse dire est qu’on n’en prend pas le chemin.
Reste bien sûr le plus important. Plutôt que de concéder l’avenir de la planète à des leaders aussi estimables soient-ils, il faut continuer de militer contre l’injustice et soutenir la lutte des peuples qui l’endurent.
Et le couteau de Lichtenberg ? Lichtenberg avait défini le chef-d’œuvre dialectique de l’objet. Il décrivait ainsi quelque chose qui n’avait pas d’existence : Un couteau sans manche, auquel il manque la lame. La Palestine vue par Netanyahu ressemble fort à ce couteau.
M. Jimmy Carter fut élu Président des Etats-Unis en 1976. Il dû son élection à sa réputation, fondée, d'honnête homme. Battu par Ronald Reagan en 1980 il se consacre désormais à toutes les causes où les faibles et les opprimés ont besoin d'un défenseur. On le vit ainsi en Afrique, comme on le voit aujourd'hui à Gaza. Sur la photo il présente son dernier livre dans lequel il prône une paix en Palestine qui ne soit pas un apartheid.
A Gaza, Jimmy Carter dénonce le blocus israélien
De Joseph KRAUSS –
GAZA (AFP) — L'ancien président américain Jimmy Carter s'est entretenu mardi avec le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh à Gaza, où il a dénoncé le blocus israélien estimant que les Palestiniens était traités comme des "animaux".
Après ses discussions avec M. Haniyeh, il a appelé à la fin de "toutes les violences" dont sont victimes les Palestiniens et les Israéliens.
M. Carter s'est rendu sur des sites détruits par l'offensive israélienne de décembre/janvier qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens, visitant une école américaine détruite dans un raid aérien israélien.
"Je suis très affecté. Je dois retenir mes larmes en voyant la destruction infligée à votre peuple", a-t-il déclaré.
"Je suis venu à l'école américaine. Elle éduquait vos enfants, elle était financée par mon pays et je constate qu'elle a été délibérément détruite par des bombes larguées par des F-16 fabriqués dans mon pays. Je me sens en partie responsable pour ce qui s'est passé et tous les Américains et les Israéliens doivent avoir le même sentiment", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas bien de voir cette destruction, mais ce n'est pas bien non plus de voir des roquettes tomber sur Sdérot (en Israël). Toute cette violence doit cesser", selon lui.
M. Carter s'est ensuite entretenu à Gaza avec des responsables de l'Unrwa, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens.
Il a déploré le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis juin 2007, où la situation humanitaire est décrite comme alarmante par des ONG internationales.
"Tragiquement, la communauté internationale reste trop souvent indifférente aux cris de détresse, et les citoyens de Palestine sont traités comme des animaux (...)", selon lui.
"Mon pays et nos amis en Europe doivent faire tout ce qui est nécessaire pour convaincre Israël et l'Egypte d'autoriser l'entrée des produits de première nécessité à Gaza. En même temps les roquettes (sur Israël) doivent cesser", a-t-il ajouté.
M. Haniyeh a affirmé soutenir la création d'un Etat palestinien dans les territoires occupés par Israël en 1967, sans évoquer le droit à l'existence de l'Etat hébreu que son mouvement refuse de reconnaître.
"S'il existe un plan réel visant à résoudre le problème palestinien sur la base de la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 4 juin 1967 et jouissant d'une pleine souveraineté, nous y sommes favorables", a-t-il dit.
Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste en Occident, dit lutter pour la création d'un Etat englobant Gaza, la Cisjordanie occupée et l'actuel territoire israélien.
Mais il a affirmé ces derniers mois être prêt à accepter un Etat palestinien seulement dans les territoires occupés en 1967 en échange d'une trêve de longue durée avec Israël, sans reconnaissance de ce dernier.
Vendredi à Jérusalem, M. Carter s'était fait remettre par le père du soldat israélien Gilad Shalit, détenu à Gaza depuis son enlèvement le 25 juin 2006, une lettre destinée à son fils.
M. Haniyeh a dit que l'ex-président avait évoqué la question de Shalit "avec des dirigeants du Hamas", sans préciser si la lettre leur avait été remise.
Il s'est dit favorable à une intervention de M. Carter en vue de faciliter un échange entre Shalit et des centaines de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
M. Paul-Eric Blanrue, auteur de "Sarkozy, Israël et les juifs" (Editions Oser Dire), le livre qui n'a trouvé, en France ni éditeur ni diffuseur et qui est édité en Belgique. Ce livre, qui démontre les liens troubles qui lient Sarkozy aux différents réseaux juifs et israêleins en France, vous pouvez le commander sur le site de l'éditeur.
Un film, diffusé dans les écoles de police, enseigne aux gardiens de la paix les bases des grandes religions et montre l'impact du "fait religieux" dans le quotidien des policiers.
Après les enseignants, c'est au tour des futurs gardiens de la paix de se frotter au "fait religieux", comme le veut la formule aujourd'hui consacrée. A partir de cette semaine, un film, intitulé "Police et religions", sera diffusé dans la quinzaine d'écoles de formation de l'Hexagone, afin de faire mesurer aux élèves - près de 1500 jeunes -"l'influence des pratiques religieuses sur l'activité policière". Ce court métrage, d'une durée de 54 minutes (15 minutes par confession, montre en main), vient s'insérer dans un module de trois heures consacré à la présentation des fondamentaux des trois religions monothéistes et des comportements à adopter, côté police, lorsque celles-ci soulèvent des questions d'ordre public.
En réalité, le premier film sur le sujet remonte à 1996. Plus savant, plus didactique, il n'apparaissait plus entièrement adapté à l'époque actuelle, où les croyants des grandes confessions ne craignent plus de s'afficher, où l'islam et le protestantisme évangélique sont en plein essor,et où les questions d'organisation et de gestion des cultes se multiplient ... "Nos élèves ont moins de connaissances sur le sujet qu'il y a dix ans, ajoute Jacques Fournier, directeur de la formation de la police nationale. Certains ne sont jamais rentrés dans une église. Il fallait leur proposer un document pédagogique avec un aspect très pratique, qui les ? accroche'".
"Est-ce qu'il est possible de rentrer avec une arme dans une mosquée?"
Deux apprentis gardiens -une fille et un garçon- mènent donc l'enquête en tenue et sur le terrain. La caméra les suit dans une mosquée, une chapelle et une synagogue, où des représentants connus des trois religions -Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, l'abbé de la Morandais, ou le rabbin Haim Korsia- répondent à leurs questions. Un point taraude tout particulièrement ces policiers en herbe: "Comment mener une intervention" dans un lieu de culte? "Est-ce qu'il est possible de rentrer avec une arme dans une mosquée?", demande le garçon. "Comment doit-on faire pour intervenir dans une église?" Son accolyte féminine renchérit, tout aussi directe: "J'ai entendu parler d'autopsies pas autorisées" en islam, c'est vrai?". Dans leurs réponses, les experts mêlent érudition et franc parler. "Une fois, on a eu un SDF dans la chapelle, raconte l'abbé de la Morandais, qui exerce son ministère dans le 12ème arrondissement de Paris, près de la gare du Nord. On a appelé le commissariat voisin, et ils ont fait çà en douceur. "
Des reportages, extraits des journaux télévisés de France 2, illustrent les thèmes soulevés. Le résultat est plutôt réussi: présenter, en moins d'une heure, l'essentiel de la loi de 1905 sur la laïcité, ainsi que les racines communes des trois monothéismes, leur singularité et leurs rites, tenait du défi. Le tout, avec une volonté évidente d'éviter la polémique. "Nous avons voulu insister sur l'appartenance à la communauté nationale", confirme Jacques Fournier. Les sujets plus délicats, comme les prières sur la voie publique, l'abattage non contractuel des moutons à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd, ou les renforts d'agents devant les synagogues pour parer aux jets de cocktail molotov, sont réservés aux "documents d'accompagnement". Libres aux formateurs avec leurs ouailles durant les deux heures restantes du module.
La condamnation de l'idéologie sioniste par l'Église catholique
ou les raisons théologiques de l'antisionisme chrétien
par Zacharias
Benoît XV (1854-1922)
« Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.»
L'État Juif de l'antiquité, après la destruction du Temple et la dispersion du peuple par l'Empire romain suite aux révoltes de l'an 70 et de l'an 135, a été détruit par Dieu, en punition des péchés du peuple hébreu. De ce fait pour l'Eglise, seul le Messie de Dieu, lors de son second avènement, pourra rétablir le royaume d'Israël et les juifs sur leur terre [1].
Ainsi, l'Eglise conteste, pour des raisons théologiques, l'idée d'un Etat Juif, tel qu'il fut constitué selon les modalités de sa création par les sionistes, c'est-à-dire par les hommes et non par la volonté divine. Ceci explique pourquoi Saint Pie X, dès 1904, déclarait fermement à Theodor Herzl [2], père fondateur de l'idéologie sioniste :« Nous ne pourrons pas empêcher les Juifs d'aller à Jérusalem, mais nous ne pourrons jamais les y encourager. Le sol de Jérusalem n'a pas toujours été sacré, mais il a été sanctifié par la vie de Jésus. Les Juifs n'ont pas reconnu Notre Seigneur et nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif. Non possumus. »(Saint Pie X, 25 janvier 1904, Cité du Vatican).
Cette position fut ensuite reprise et réaffirmée par Benoît XV , qui souligna de façon extrêmement explicite : « Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.» (Note en marge de la déclaration de Belfort 1917).
De même, dans une allocution du Consistoire le 10 mars 1919, Benoît XV exprima clairement son anxiété au sujet du plan qui devait créer en Palestine une situation privilégiée en faveur des juifs et « livrer » les monuments chrétiens à des non chrétiens - le 13 juin 1921, il s'alarmait du fait que « les Juifs ne viennent à se trouver en Palestine en position de prépondérance et de privilège ». Plus tard, il insista d'ailleurs fortement pour que les droits de l'Eglise catholique et de toutes les Eglises chrétiennes en Palestine soient scrupuleusement sauvegardés (13 juin 1921).
C'est dans ce contexte qu'en avril et mai 1922, le Patriarche Latin de Jérusalem, Mgr Barlassina, se rendit à Rome, et fit une conférence très remarquée dans laquelle il disait ceci :
« ...L'intention du Sionisme est la conquête de la Palestine. En vue d'en arriver à leurs fins, les Sionistes recourront à n'importe quel moyen. Protégés par les autorités britanniques, ils sont, en réalité, les maîtres de la Palestine, faisant les lois, et imposant leur volonté à toute la population. Les catholiques, les musulmans, et même les Israélites orthodoxes sont soumis à des vexations innombrables. ...ils ont à leur disposition de grandes sommes d'argent envoyées par les organisations sionistes... principalement par celles des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Avec cet argent, ils achètent les terres des pauvres musulmans ruinés par la guerre; ils fondent des écoles et parfois corrompent la conscience morale.... Comme des rapports fondés le prouvent, l'intention des Sionistes est d'exproprier peu à peu les Arabes et les chrétiens... Pour accroître le nombre de leur coréligionnaires, ils organisent l'immigration vers la Palestine de juifs russes, presque tous bolcheviques. Non moins fatale est l'oeuvre d'immoralité des Sionistes; depuis qu'ils sont devenus les maîtres de la Palestine, elle s'est terriblement répandue dans cette terre, baignée par le sang de Jésus-Christ. Des maisons-closes se sont ouvertes à Jérusalem, Haïfa, Nazareth... des femmes de mauvaise vie pullulent partout, et de honteuses maladies se répandent. Aujourd'hui, quelle est la condition des catholiques en Palestine? Subversivement, mais systématiquement, les Sionistes les accablent de toutes les vexations possibles. »
Tant que l’antisionisme, l’antisémitisme déclaré, peu importe la dénomination, étaient la chasse gardée d’individus glauques tels que Dieudonné, Le Pen, Faurisson et autres enturbannés hystériques, haineux et vilains, on pouvait encore prendre le contre pied et soutenir Israël, ne serait-ce que du bout des lèvres. Mais les choses ont changé depuis l’arrivée d’Obama de la planète Mars. Vous savez, celle qui est informée avec retard de ce qui se passe sur Terre. Car voici un individu bien de sa personne, People en diable, élégant, charismatique… vous avez le droit d’ajouter tous les qualificatifs élogieux que vous voudrez, qui déclare sans complexe que les Israéliens, y en a marre; tous des menteurs (comme le dit son porte flingue Georges Mitchell), et des tricheurs, et qu’on va les mettre au pas vite fait, bien fait. Alors là, tout est permis pour lui emboîter le pas. En effet, si Obama en personne déclare du haut des pyramides qu’Israël ça suffit, et que les largesses de ses prédécesseurs à l’égard de ce pays peuplé de tordus, c’est fini et bien fini, alors qui êtes vous donc pour le contredire ?
On assiste à une nouvelle forme d’inimitié à l’égard des juifs, qu’ils soient installés ou non en terre promise …. pour les Palestiniens, car le porte parole de cette nouvelle croisade émane d’un individu à priori propre de sa personne et non taxé d’antisémitisme congénital ou idéologique comme les zigotos cités plus haut. Autour de ce nouveau discours et de ce charmant personnage, peuvent s’allier tous les Sonéi (haineux) Israël, de gauche, de droite, de la périphérie, les intellectuels fumeux et les petits gars des banlieues bénéficiaires de la discrimination positive.
J’ai beau chercher dans l’histoire du peuple juif un exemple qui s’y rapproche j’avoue que je cale. La caractéristique première des antisémites a toujours été d’être des individus troubles, alors que là, c’est Monsieur Propre en personne qui dirige l’orchestre. Cela provient sans doute de mes lacunes en histoire, car à priori, comme le dit le roi Salomon, rien n’étant nouveau sous le soleil donc ce qui arrive s’est déjà produit. J’imagine par contre que nombre de ces individus sont apparus glauques, à posteriori, et non au moment ou ils ont agi ou écrit. Il y en a bon nombre qui au départ avaient l’air plutôt sympas et dont l’ignominie ne s’est révélée que quelques années ou décennies plus tard.
L’occultation d’Israël ressort magnifiquement dans une citation qu’Obama rapporte dans son discours à l’Université d’Al Azhar, en ce 4 Juin que l’on célébrera comme la Nakba israélienne (commémoration de la catastrophe que les Arabes célèbrent le jour de la Fête de indépendance d’Israël) que j’ai écouté fort attentivement sur la chaîne israélienne. Obama livre une traduction presque mot à mot d’un passage bien connu du Talmud, Traité Sanhédrin 37 a: “celui que sauve une vie, sauve l’humanité, et celui qui prend une vie, c’est comme s’il sauvait le monde entier” et l’attribue au Coran “The Holy Koran teaches that whoever kills an innocent, it is as if he has killed all mankind; and whoever saves a person, it is as if he has saved all mankind”.En fait, dans le Coran, 5.32, il est dit presque la même chose mais pas tout à fait : “Celui qui aura tué un homme sans que celui-ci ait commis un meurtre ou ait été l’auteur d’un brigandage dans le pays, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et celui qui aura rendu la vie à un homme sera regardé comme s’il avait fait don de la vie à toute l’humanité”. Donc, le Coranautorise de tuer un homme qui a commis un brigandage, et qui par conséquent n’a pas tué, ce qui n’est nullement dans l’esprit du Talmud et ne traduit pas la citation d’Obama. Que montre cette confusion de sources ? Certainement pas une mauvais foi de la part d’Obama mais la preuve évidente qu’il n’a consulté aucun juif tant soit peu informé des choses de la religion dans la rédaction de son discours. Par contre, nous serinent les média, il n’a pas lésiné sur le nombre de consultants qu’il aurait questionné pour se forger une opinion. Je gage que ce petit détail de son discours ne sera pas trop repris par la presse, mais il montre bien l’état d’esprit d’Obama qui a décidé de chercher la vérité dans la Bible des musulmans,sans se soucier le moins du monde de ce qu’on dit, écrit ou pensé les Juifs, quantité désormais négligeable sur son nouvel échiquier politique.
Ceci est ma réaction à chaud après son discours. Des tas de choses vous seront dites, justes ou fausses et souvent approximatives. Ce qui m’inquiète le plus ce n’est pas tant la réaction des Européens et des Musulmans, elles sont faciles à imaginer, mais le pouvoir d’influence d’Obama sur les Juifs, dont un bon nombre risque de se laisser séduire.
Vincent Geisser, un spécialiste de l'islam sous haute surveillance
par Thierry Leclère
Un mystérieux "fonctionnaire de défense" qui surveille les déplacements et les fréquentations des chercheurs du CNRS. Un sociologue, spécialiste de l’islam, soupçonné de mauvaises pensées… L'"affaire Vincent Geisser" démontre combien le climat sécuritaire post-11 septembre a contaminé le milieu universitaire. Au point de soulever l’indignation de centaines d’intellectuels, inquiets pour leur liberté de pensée.
Edgar Morin, Etienne Balibar, Patrick Weil, Eric Fassin, Olivier Roy, Tzvetan Todorov, Alain de Libera. Une liste de signataires à faire pâlir d’envie tout éditeur en sciences humaines. Et tout le gratin du milieu universitaire réuni dans un tout nouveau « collectif pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs de la fonction publique ». Hier,plus de 1300 signatairesont paraphé lalettre ouverte au ministre de l’enseignement et de la recherche, Valérie Pécresse. Les signataires craignent que l’obligation de réserve des fonctionnaires ne soit opposée aux intellectuels français (eux-mêmes fonctionnaires du public, dans leur grande majorité) pour leur brider la parole. Pourquoi ce remue-ménage et cette mobilisation menée comme une opération commando par l’universitaire Esther Benbassa, spécialiste de l’histoire des juifs ?
C’est l’annonce du passage en commission disciplinaire, lundi 29 juin, du sociologue Vincent Geisser, spécialiste de l’islam en France, qui a provoqué la bronca. A l’origine de cette affaire, un conflit vieux de cinq ans entre ce jeune chercheur et le « fonctionnaire de sécurité de défense du CNRS », Joseph Illand, qui, estime Vincent Geisser, « surveille ses écrits et sa pensée ». Illand, d’après le chercheur, aurait constitué au fil des années « un dossier complet sur (ses) activités publiques et (ses) prises de parole à l’étranger ». Il n’aurait pas cessé de lui mettre des bâtons dans les roues au point de faire même capoter l’une de ses enquêtes sociologiques sur les chercheurs français maghrébins ou d’origine maghrébine (lire le témoignage de Vincent Geisser).
Première surprise : qui est ce « fonctionnaire de défense » qui ressemble furieusement à un personnage de roman d’espionnage à la John le Carré ? Jusqu’à cette affaire, Vincent Geisser et ses collègues de l’Iremam d’Aix en Provence (l’Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman, rattaché au CNRS) ne connaissaient pas son existence. D’après une autre chercheuse de l’Iremam Françoise Lorcerie,citée parLibération,ce « FD », fonctionnaire de sécurité de défense, « dont il semble qu’il ait le grade de général » a un droit de regard sur les travaux supposés sensibles des chercheurs : « Quand on part en mission à l’étranger dans des pays sensibles, on est obligés de lui communiquer nos plans de mission : qui on va rencontrer, où on va loger, et on doit avoir son autorisation pour partir ».
Les chercheurs qui travaillent sur l’islam et l’islamisme croisent évidemment sur leur chemin des « fonctionnaires de défense » et des agents des services secrets aux missions plus ou moins claires. Mais de là à être fiché, observé, au sein même de son organisme de recherche, par un collègue aux pouvoirs hiérarchiques obscurs... Les lecteurs les plus assidus du journal du CNRS avaient pu avoir un avant goût des tâches de Joseph Illandpuisqu’il s’expliquait ici, en 2004, sur sa mission, allant de « la fuite de secrets-défense à l'utilisation frauduleuse de moyens informatiques, en passant par le pillage technologique ».
Dans lalettre de convocation en commission disciplinaireadressée à Vincent Geisser la direction du CNRS reproche au chercheur d’avoir manqué à l’obligation de réserve en ayant tenu des propos « aux conséquences dommageables » à l’égard de Joseph Illand. Dans un mail privé, qui a atterri sur un blog, contre la volonté de son auteur, Vincent Geisser avait comparé l’action sécuritaire du « FD » « aux méthodes utilisées contre les juifs et les Justes ». Il reconnaît l’excès de ses propos mais estime surtout que cet homme l’a « harcelé moralement » et a voulu le faire passer pour un chercheur suspect « d’infiltrer le CNRS, au service d’un ‘lobby islamique’ ».
Pour qui connaît les travaux de Vincent Geisser, il n’y a guère de doute : les prises de positions du bouillonnant auteur de La nouvelle islamophobie (La Découverte, 2003), dénonçant de nouvelles formes de racisme anti-arabe – à l’égard des filles voilées, notamment – a pu déchaîner les passions. Mais Vincent Geisser n’est en rien un crypto-islamiste ou un idéologue déguisé en chercheur.
Alors, excès de zèle d’un « fonctionnaire de défense » imprégné de la doxa sécuritaire post-11 septembre ? Si c’était le cas, ce serait déjà grave. Le spécialiste de l’islam, Olivier Roy,semble confirmer cette hypothèsepuisque le même « FD » lui avait déjà reproché , dans un mail « de mieux traiter l’islam que le christianisme »… Inquiétante, et surtout ridicule admonestation, à l’égard de l’un des meilleurs spécialistes en France de la question !
Pour Esther Benbassa, « l’affaire Geisser » a valeur d’exemple. Cette historienne travaillant elle aussi dans un domaine sensible – l’histoire des juifs et le judaïsme – s’inquiète du climat actuel à l’Université et des risques de pression du pouvoir politique sur les chercheurs : « L’obligation de réserve ne peut en aucun cas valoir pour les intellectuels, y compris lorsqu’ils sont fonctionnaires » écrit-elle dans lalettreà la ministre Valérie Pécresse. « Les y soumettre revient purement et simplement à les faire disparaître comme intellectuels ».
M. Obama a fait un beau discours au Caire sur l'Islam et les Etats-Unis. C'est bien gentil ! Du coup, il s'est cru obligé, en Allemagne, d'aller s'incliner sur les restes d'un camp de concentration, histoire d'en remettre une louche à l'innénarable Elie Wiezel, bonhomme dont la Shoah est le plus lucratif des fonds de commerce. Aujourd'hui, il est en Normandie, peut-être pour rappeler au monde que la seconde guerre mondiale fit aussi quelques victimes non juives. Les vingt-deux millions de Soviétiques, civils et militaires confondus, par exemple. Au grand dam des sionistes...
Pas vraiment la confiance, en ce qui concerne Israël
AL MANAR - 4.06.2009. MITCHELL : les ISRAELIENS nous ont menti, et ce n’est plus permis ! Ghada HOUBALAH -------- Nombre de Lecteurs : 587
Trop ! C’en est trop ! C’est ce qu’a affirmé l'émissaire Américain au Proche-Orient, George MITCHELL, qui a déclaré dans une interview avec un Leader JUIF aux ÉTATS-UNIS, qu’"Israël" a menti tout au long de ces dernières Années aux ÉTATS-UNIS et qu'il est temps de mettre un terme à cela.
Selon MAARIV, la réunion entre les deux hommes s’est axée sur la tension grandissante entre l'Administration Américaine du Président Barack OBAMA et le Gouvernement Israélien ; MITCHELL avait expliqué à son interlocuteur : « Notre politique est simple, les Israéliens nous ont menti tout au long des dernières Années, et il n’en est plus question". Cela dit il est prévu que MITCHELL se rende à "TEL-AVIV" prochainement où il est censé établir un Bureau à JERUSALEM, et y former personnel élargi, a indiqué le Quotidien, qui a précisé que ce Bureau sera une source de préoccupation pour le Premier Ministre Benjamin NETANYAHU. Le Commentateur politique du Journal "BEN CASPIT" a rapporté que l’entourage de Benjamin NETANYAHU, estime que celui qui est derrière le changement dans la politique Américaine est le rancunier Ram Amuel OBAMA le Chef du Bureau de OBAMA, tandis que d'autres estiment que le Général James JONES, est le problème, mais selon BEN CASPIT, le problème est plus complexe en fait les Américains sont fatigués de politique qui favorise la construction de Colonies et le vol de chevaux au fil des Ans. « Si les Américains pensent réellement ce qu’ils disent, s’ils n’ont pas l’intention de revenir sur leurs décisions, dans un proche Avenir alors, nous allons assister à une confrontation sans précédent, et nous serons du côté faible", poursuit le Journal. L'Auteur ajoute : « NETANYAHU est actuellement noyé dans une mer de frustration, il voit devant lui un OBAMA, rempli de vitalité qui brille à l'Université du CAIRE, après sa visite à RIYAD, et qu’il ne peut pas atteindre ; bref, en une nuit Israël a changé de Statut : de fils UNIQUE - à fils BANNI. NETANYAHU ne s’attendait pas à un tel virement aussi sévère, même dans ses pires cauchemars".
« L'armée peut capturer, abattre des terroristes, mais quand le terrorisme traduit la volonté de survie d'un peuple, il ne peut être combattu qu'en accordant sa dignité à ce peuple ». Théo Klein, ancien président du CRIF,